Nous sommes retournés dans le territoire situé entre la Cheuille et la Loire, dont l’accès avait fait l’objet d’une coupe rase cet été, juste après la passerelle Denoyé qui permet d’accéder au sentier.
Nous sommes partis avec un grand sac poubelle et des gants, car en ce moment le niveau de la Loire a un peu baissé, laissant sur place tout ce qu’elle charrie régulièrement, notamment des bouteilles, des bidons, des objets en plastique, en verre, en métal. En ramassant une quinzaine de kilos de déchets sur le chemin, nous pensons aux biologistes de Natexplorers, qui sont passés par deux fois au Hameau des Loups et ont expliqué en détail le désastre environnemental que constitue la pollution de la Loire, par les déchets plastiques et microplastiques, de sa source à l’estuaire. Les bouteilles cassées, qu’on ne verra plus très bien quand l’herbe aura repoussé, sont un danger pour les promeneurs, mais sans doute aussi pour les animaux : on en a ramassé quelques unes.
Au retour, nous constatons que la poubelle installée sur l’aire de pique-nique devant la passerelle Denoyé n’est pas entretenue, qu’elle ne dispose même pas d’un sac et que les déchets s’y amoncellent. Nous retournons donc au hameau avec notre provision de déchets.
D’autres voisins du hameau font aussi des virées régulières pour nettoyer les bords de Loire et Cheuille. En deux heures, on peut aisément retirer une quinzaine de kilos de déchets polluants.
A vos gants, à vos sacs poubelles ! Essayons de renouveler ces nettoyages des bords de Loire ! Autant de plastique qui n’empoisonnera pas les êtres vivants, poissons, oiseaux, mammifères, et ne se retrouvera pas coincé, forcément, dans ce que nous buvons, mangeons, respirons et qui nous tue.

