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	Commentaires pour Bureau 122	</title>
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	<description>Ecologies, cultures, savoirs.</description>
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		<title>
		Commentaires sur Lettres ouvertes de Bureau 122 à la députée Constance de Pélichy suite à son vote en faveur de la loi Duplomb 2 par GUIRAUD		</title>
		<link>https://bureau122.fr/2026/07/26/lettres-ouvertes-de-bureau-122-a-la-deputee-constance-de-pelichy-suite-a-son-vote-en-faveur-de-la-loi-duplomb-2/#comment-21584</link>

		<dc:creator><![CDATA[GUIRAUD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 17:34:57 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bureau122.fr/?p=1520#comment-21584</guid>

					<description><![CDATA[Bonjour 

Je suis effondré, attristé, en colère après la lecture de la réponse laconique de madame (sans le m majuscule) le sénatrice. 
Comment peut-on être aussi hors sol, répondre sans sourciller avec certainement des éléments de language venant tout droit de la fnsea ? 
Comment être capable de défendre l&#039;indéfendable ? 
Comment peut-on se défausser sans scrupules sur des organismes sous tutelle de l&#039;état ?
Comment nier les plus de 2 millions de citoyens qui ont signés la pétition ? 
Comment nier les scientifiques et les médecins qui tirent sur le signal d&#039;alarme hurlant qui n&#039;a jamais fait de mal aux oreilles de nos soit-disant représentants ?

Aujourd&#039;hui, on s&#039;aperçoit que les enjeux budgétaires sont la principale obsession de nos femmes et hommes politiques pour laver plus blanc que blanc (prenez le temps de voir et revoir notre cher disparu Coluche), pour permettre aux riches d&#039;être encore plus riche, pour être élu ou réélu et profiter d&#039;un système où l&#039;entre-soi est de mise et où la place est confortable (cf le siège pour le séant de m Larcher à plus de 40000 € (TTC ou HT!)).
Où on peut détourner autant d&#039;argent sans trop avoir de sanction (c&#039;est pas bien ce que tu as fait), où la parole d&#039;un jour est très facilement couverte par son contraire le lendemain en étant droit dans ses bottes et en regardant dans les yeux.

Par contre, personne ne parle de cette chaîne infernale : 
==&#062; Pollueurs/empoisonneurs 
(Bayer, Monsanto,... avec la complicité direct de la fnsea et des industriels de l&#039;agroalimentaire) ou indirecte des petits paysans à qui on dit, &quot;tu n&#039;as pas le choix si tu veux avoir un bon rendement de tes cultures&quot; ), 
==&#062; population malade 
(enfants, agriculteurs, tout le monde en fait, à petit feu, cancers et autres joyeusetés) qui n&#039;a pas forcément les moyens de manger bio (et il y a bio et bio... d&#039;Espagne par exemple !)
==&#062; médicaments 
pour soigner ces maladies dont certains sont extrêmement chers , produit par les mêmes laboratoires qui ont diffusés leur poison : (Bayer, ...).

On constate que les pollueurs ne &quot;cotisent&quot; pas au budget de la sécurité sociale mais par contre les médicaments sont largement remboursés au profit des ... laboratoires/pollueurs.

Bref, je vais arrêter là ce texte écrit mais j&#039;en ai tellement à dire à voix haute...

Je suis avec vous de tout cœur et de toute mon âme.
Très amicalement 
Daniel]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour </p>
<p>Je suis effondré, attristé, en colère après la lecture de la réponse laconique de madame (sans le m majuscule) le sénatrice.<br />
Comment peut-on être aussi hors sol, répondre sans sourciller avec certainement des éléments de language venant tout droit de la fnsea ?<br />
Comment être capable de défendre l&rsquo;indéfendable ?<br />
Comment peut-on se défausser sans scrupules sur des organismes sous tutelle de l&rsquo;état ?<br />
Comment nier les plus de 2 millions de citoyens qui ont signés la pétition ?<br />
Comment nier les scientifiques et les médecins qui tirent sur le signal d&rsquo;alarme hurlant qui n&rsquo;a jamais fait de mal aux oreilles de nos soit-disant représentants ?</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, on s&rsquo;aperçoit que les enjeux budgétaires sont la principale obsession de nos femmes et hommes politiques pour laver plus blanc que blanc (prenez le temps de voir et revoir notre cher disparu Coluche), pour permettre aux riches d&rsquo;être encore plus riche, pour être élu ou réélu et profiter d&rsquo;un système où l&rsquo;entre-soi est de mise et où la place est confortable (cf le siège pour le séant de m Larcher à plus de 40000 € (TTC ou HT!)).<br />
Où on peut détourner autant d&rsquo;argent sans trop avoir de sanction (c&rsquo;est pas bien ce que tu as fait), où la parole d&rsquo;un jour est très facilement couverte par son contraire le lendemain en étant droit dans ses bottes et en regardant dans les yeux.</p>
<p>Par contre, personne ne parle de cette chaîne infernale :<br />
==&gt; Pollueurs/empoisonneurs<br />
(Bayer, Monsanto,&#8230; avec la complicité direct de la fnsea et des industriels de l&rsquo;agroalimentaire) ou indirecte des petits paysans à qui on dit, « tu n&rsquo;as pas le choix si tu veux avoir un bon rendement de tes cultures » ),<br />
==&gt; population malade<br />
(enfants, agriculteurs, tout le monde en fait, à petit feu, cancers et autres joyeusetés) qui n&rsquo;a pas forcément les moyens de manger bio (et il y a bio et bio&#8230; d&rsquo;Espagne par exemple !)<br />
==&gt; médicaments<br />
pour soigner ces maladies dont certains sont extrêmement chers , produit par les mêmes laboratoires qui ont diffusés leur poison : (Bayer, &#8230;).</p>
<p>On constate que les pollueurs ne « cotisent » pas au budget de la sécurité sociale mais par contre les médicaments sont largement remboursés au profit des &#8230; laboratoires/pollueurs.</p>
<p>Bref, je vais arrêter là ce texte écrit mais j&rsquo;en ai tellement à dire à voix haute&#8230;</p>
<p>Je suis avec vous de tout cœur et de toute mon âme.<br />
Très amicalement<br />
Daniel</p>
]]></content:encoded>
		
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		<title>
		Commentaires sur Lettres ouvertes de Bureau 122 à la députée Constance de Pélichy suite à son vote en faveur de la loi Duplomb 2 par Bureau 122		</title>
		<link>https://bureau122.fr/2026/07/26/lettres-ouvertes-de-bureau-122-a-la-deputee-constance-de-pelichy-suite-a-son-vote-en-faveur-de-la-loi-duplomb-2/#comment-21555</link>

		<dc:creator><![CDATA[Bureau 122]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 11:58:04 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bureau122.fr/?p=1520#comment-21555</guid>

					<description><![CDATA[La députée Constance De Pélichy a répondu, par un mail standard, à nos lettres. Cette réponse ne nous a pas convaincus et nous la trouvons même consternante. Vous la trouverez plus bas. Plutôt que d&#039;y répondre point par point, nous préférons reproduire la lettre de la romancière et agricultrice bio Agnès Ledig, qui a choisi de rendre sa légion d&#039;honneur en raison du vote de la loi Duplomb 2. Cette magnifique lettre synthétise la plupart de nos arguments, et elle montre que contrairement à nombre de politiciens et politiciennes, il existe dans la société civile des personnes dignes, qui sont capables de clairvoyance politique et scientifique, et pour qui l&#039;intérêt général prime sur les intérêts particuliers des quelques richissimes patrons de l’agrobusiness qui ont écrit et fait voter cette loi inique. Nous publions également à la suite de cette lettre, celle envoyée à Constance de Pélichy, par Nicolas Méchériki, artiste peintre vivant à Lion en Sulias, et qui montre que nous ne sommes pas les seuls, loin de là, à être excédés. Il a reçu le même mail standardisé que nous en réponse. Enfin, à la suite de ces échanges, nous publions quelques liens utiles qui démontrent que l&#039;Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, une agence gouvernementale chargée de rendre des avis sur les pesticides), contrairement aux affirmations de Constance de Pélichy, n&#039;est plus une autorité sanitaire et scientifique indépendante.

&lt;strong&gt;Constance de Pélichy, le 27 juillet 2026 :&lt;/strong&gt;

Madame, Monsieur,

Le texte voté la semaine dernière est imparfait mais apporte des solutions aux problèmes actuels.

Pour les consommateurs d’abord, cette loi leur permettra une meilleure information sur l’origine des produits consommés. Ensuite, le texte prévoit la possibilité de sanctionner voire d’interdire l’importation de produits qui ne respecteraient pas nos règles environnementales. Par ailleurs, grâce aux nouvelles mesures les agriculteurs seront mieux protégés contre les vols et dégradations de leurs exploitations. Il sera aussi possible de mettre en place des prix planchers pour le lait, le vin et la production bovine et donc ainsi mieux rémunérer ceux qui nous nourrissent. Enfin, ce texte permettra de mieux protéger nos ressources en eau.

Malgré ces avancées importantes pour notre agriculture, ce texte prévoit aussi la réintroduction potentielle des néonicotinoïdes, qui représentent un risque pour notre santé. D’une part, cette utilisation ne pourra être que dérogatoire. D’autre part, cette réintroduction ne pourra se faire qu’après son étude par l’Agence nationale de sécurité sanitaire. Cette entité scientifique rendra sa décision dans les six prochains mois. Ainsi, l’utilisation de ce pesticide ne sera plus le fait de décisions purement politiques, comme le souhaitait monsieur Duplomb, mais le fait de décisions scientifiques adossées à des études rigoureuses.

Je comprends et partage votre inquiétude, c’est ce qui m’avait conduit à ne pas voter la loi Duplomb. Je considère cependant que ce texte, loin d’être parfait, apporte des réponses à des agriculteurs en détresse tout en cadrant très sévèrement la question des pesticides.

Je vous remercie une nouvelle fois pour votre courrier.

Bien cordialement,

Constance de Pélichy

&lt;strong&gt;Lettre d&#039;Agnès Ledig au président de la république :&lt;/strong&gt;


Monsieur le Président de la République,

Pour garder mon honneur, je vous rends ma légion.

En tant que maman de trois enfants, en tant que sage-femme et en tant que paysanne, désormais.
Cette distinction n’avait de sens que si j’en trouvais dans la République qu’elle est censée symboliser. Une République dont la devise est « liberté, égalité, fraternité ».
« Art. 11 du préambule de la constitution du 27 octobre 1946 : Elle garantit à tous, notamment à l&#039;enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. »
Voilà des années que je m’interroge face aux scandales sanitaires, aux catastrophes écologiques, à la faiblesse des décisions politiques devant l’urgence climatique. Et la goutte de pesticides de la loi d’urgence agricole a fait déborder le vase de ma colère, de mon indignation.

Monsieur le Président, vous aviez promis de make our planet great again. À la place d’actions concrètes, efficaces, soutenues, durables, sont apparues des mesures sans logique. Un seul exemple désespérant : le « milliard d’arbres » qui a principalement servi l’intérêt des exploitants forestiers, et a détruit plus encore la biodiversité par des coupes rases insensées, au profit des grands groupes. Du vent en somme, comme celui qui attise aujourd’hui les incendies hors de contrôle, dans lesquels meurent des pompiers et, abandonnées à leur triste sort, une faune et une flore sauvage qui n’ont rien demandé.

À force de détruire le vivant dans un anthropocentrisme effréné, certains humains compromettent l’habitabilité de la planète, se pensant bêtement au-dessus des écosystèmes alors que nous en faisons partie. Aucune autre espèce sur terre ne détruit le milieu dans lequel elle vit et duquel elle dépend. Et cette destruction, nous sommes nombreux à la subir et à la condamner, conscients de la gravité de la situation et des mesures nécessaires (et existantes).

Pourtant, la charte de l’environnement (inscrite dans la constitution depuis plus de vingt ans) précise cela :
Article 1er. Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.
Article 2. Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l&#039;amélioration de l&#039;environnement.

En soutenant la loi d’urgence agricole, votre ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a-t-elle pris part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement, ce dont elle a le devoir ? Non. Les sénateurs, les députés qui l’ont votée ont-ils respecté ce même article 2 de la charte de l’environnement de la constitution ? Non plus.
Et ce, contre l’avis des scientifiques qui tirent la sonnette d’alarme depuis des années, qui la secouent de plus en plus fort et que les politiciens font semblant de ne pas entendre.

Moi-même formée dans le domaine de la science, sage-femme diplômée d’État depuis 2005, en exercice jusqu’en 2015, je ne comprends pas comment un État républicain peut accepter que l’on retrouve des centaines de molécules chimiques dans le sang du cordon de ses enfants sans prendre des mesures urgentes et systémiques pour y remédier. Ces molécules toxiques (dont les pesticides) qui passent la barrière placentaire les empoisonnent à petit feu durant la période fœtale si sensible (les atteintes neurotoxiques potentielles sont documentées dans le cas de l’acétamipride).

J’ai eu l’occasion d’interpeler récemment un sénateur lors d’une réunion dans ma commune, lequel faisait partie de la commission mixte paritaire de la loi d’urgence agricole. Quand, concernant la réintroduction des deux pesticides interdits en 2018, il s’est retranché derrière l’avis de l’ANSES (sous tutelle de l’état, soit dit en passant, et n’ayant que 2 mois pour statuer, ce qui à l’échelle temporelle de la science est impossible pour établir des preuves), je lui ai demandé comment il considérait l’avis, entre-autre, du conseil de l’ordre des médecins qui s’oppose fermement à cette réintroduction.
- L’ordre des médecins ? Joker !
- Comment ça Joker ?
- Joker !
- Eh bien dites-moi pourquoi mettre un joker ?
- Les médecins ne sont pas des scientifiques capables de statuer sur l’innocuité ou non des pesticides.

Je vous laisse juger du mépris de ses propos pour une profession entière (12 à 15 ans d’études), en première ligne pour mesurer l’ampleur de l’évolution des pathologies, chargée de soigner des malades au quotidien, parfois d’annoncer de terribles nouvelles.

Il y a vingt ans, ce sont des médecins qui nous ont annoncé la leucémie de notre petit garçon de 5 ans. Il en est mort un an plus tard après des mois d’une lutte courageuse et digne. Personne n’a cherché les causes. Aujourd’hui les sociétés savantes les connaissent, les liens sont établis et l’épidémie de cancers pédiatriques ne cesse de progresser. Ils sont confrontés à trop de molécules toxiques dès leur conception. Quand ils arrivent à être conçus. Vous parlez de « réarmer » la natalité. Mais les gamètes sont malades aussi et les perturbateurs endocriniens désarment la fertilité…

J’ai évoqué le sort de notre fils avec ce même sénateur, en lui demandant de s’intéresser aux alternatives aux pesticides (étude de l’INRAE qui montre sur 10 ans l’efficacité de l’agriculture sans pesticides, expériences en agroécologie documentées, …) pour limiter les risques sur la santé de nos enfants. Sa réponse : « Je suis désolé pour ce que vous avez vécu, mais … »
« Mais… » Il avait des arguments : ces molécules sont autorisées ailleurs, nos agriculteurs souffrent de la concurrence déloyale, il y a des filières à protéger « parce que dans le nutella il y a des noisettes » (sic).

Monsieur le Président, je demande à un sénateur qu’il applique le principe de précaution concernant des molécules dangereuses pour la santé de nos enfants en donnant l’exemple de mon fils emporté par une leucémie à 5 ans et il me parle de Nutella.

Notre société en est-elle encore là en 2026 ? À sacrifier des enfants sur l’autel de la compétitivité agricole ? Sérieusement ? En toute impunité ? Sans scrupule et sans honte ?

Mon fils de 28 ans, (il avait 8 ans quand son petit frère est mort), présent avec moi lors de cette réunion, était tout aussi dépité face au discours du sénateur Nutella.

Parfois je me demande si finalement mon tout petit, la chair de ma chair, cette âme joyeuse et pure, n’est pas plus en sécurité là où il repose désormais que mes deux enfants vivants qui assistent, impuissants, à ce spectacle de destruction méthodique du vivant qui compromet leur avenir. Je suis inquiète pour eux.

Quel parent n’est pas inquiet pour ses enfants en constatant les effets du dérèglement climatique qui s’emballe au-delà des projections ?

Il se trouve que je suis également paysanne, femme de paysan. Nous travaillons la terre au quotidien, prenons soin de nos animaux, sur une ferme en bio, soucieux de l’équilibre des écosystèmes, effrayés par l’effondrement dramatique des populations d’insectes et d’oiseaux (entre autres). Nous créons des mares, plantons des haies, à notre minuscule échelle, pour avoir l’impression d’agir pour une biodiversité en grave danger. Une extinction de masse extrêmement rapide. Là aussi, les scientifiques alertent depuis des années. Personne ne peut ignorer ces faits.

Mais, Monsieur le Président, les insectes sont nécessaires à la pollinisation de tout ce que nous mangeons. TOUT. La souveraineté alimentaire n’est rien sans des fleurs dans les cultures, dans les arbres, dans les prés, et sans insectes pour les butiner.

L’agriculture française ne doit-elle pas s’adapter, changer ses productions, reconstituer les écosystèmes, respecter les cycles de l’eau et ceux du vivant ? Des solutions existent, vous les connaissez. Cette loi d’urgence agricole va pourtant dans le sens inverse, aussi hors-sol que les animaux en élevages intensifs qu’elle autorise à plus grosse échelle encore et que les agriculteurs eux-mêmes doivent déjà enterrer par milliers pendant les canicules puisque les entreprises d’équarrissage sont débordées. Et des canicules, il y en aura d’autres.

On ne peut pas climatiser le vivant qui nous entoure, les forêts, les rivières, les prés, les mares, les océans.
Et que dire de l’eau dont la loi d’urgence vote l’autorisation d’un accaparement au profit d’un petit nombre d’exploitants et la destruction supplémentaire de zones humides, réservoirs fabuleux d’insectes, de batraciens, et autres espèces végétales aquatiques, et ce, en pleine sécheresse historique ? C’est lunaire !

Je vois notre source se tarir rapidement ces derniers jours, avec l’impression d’être dans le roman de Marcel Pagnol, à faire des kilomètres d’aller-retours entre la source et notre jardin, la source et notre plantation de petits-fruits, la source et tous les végétaux assoiffés que j’essaie de sauver autour de moi, parce qu’ils font partie de ma vie, parce qu’en les voyant sécher, mon cœur sèche en même temps.
En voyant la détermination de certains à poursuivre leur entreprise de destruction des écosystèmes, alors que ceux-ci sont déjà exsangues, ce n’est même plus dans un roman de Pagnol que nous sommes mais dans une dystopie, où des zombies aveugles et cupides s’acharnent à détruire tout ce qui respire encore.

Pourquoi les agro-climatologues, les hydrologues, les botanistes, les biologistes, les médecins, les pompiers, … en somme les spécialistes de chaque domaine concerné ne sont pas écoutés et soutenus ?
Pourquoi les citoyens ne sont pas entendus non plus ? Plus de 2 millions d’entre nous ont dit NON à la loi Duplomb dans une pétition historique. La démocratie ne se résume-t-elle pas à la formule « par le peuple, pour le peuple » ? Car le pouvoir émane des citoyens et doit servir l’intérêt général.
Mais le pouvoir semble servir d’autres intérêts plus attirés par l’argent que par le vivant.
Je pourrais vous parler de tant d’autres sujets qui montrent le peu de considération pour la population : cadmium, PFAS, protection des enfants, des femmes, état de nos hôpitaux, de nos écoles, des maisons de retraite ou des crèches, de nos forêts, des petits paysans …

J’ai vu passer une idée parmi la population qui n’en peut plus… Il y a 53 milliardaires en France dont le bilan carbone est indécent. Et si, pour sauver l’honneur, le vôtre, avant de quitter votre mandat, vous mettiez au moins en place une mesure de soutien aux pompiers (admirables) en prenant l’argent où il y en a, sous la forme « un milliardaire / un canadair ». Basique, simple. Et si cela flatte leur ego, chaque carlingue pourrait porter leur nom, ce qui permettrait au petit peuple d’en bas qui souffre dans sa chair, de se souvenir de qui est en grande partie responsable du désastre, à chaque passage des avions au-dessus de la beauté du monde en feu.

Je me sens trahie par celles et ceux qui détiennent les clés de la République et qui ne prennent pas soin de leurs concitoyens. À ce titre, je préfère ne plus apparaître dans une liste dont certaines personnes titulaires de cette légion, (grands patrons de groupes pétroliers par exemple) s’en prennent aux valeurs que je défends au quotidien, dans mon entourage, dans mes romans, dans mes actions, à savoir prendre soin de notre maison Terre avant qu’elle ne brûle complètement.

Et vous, Monsieur le Président, où en êtes-vous de votre volonté de planet great again ?
Il est encore temps…

Je vous prie d’agréer mes salutations distinguées.
​​​​​​​​​Agnès LEDIG

&lt;strong&gt;Lettre de Nicolas Méchériki à Constance de Pélichy, le 23 juillet 2026 :&lt;/strong&gt;

Madame de Pelichy,

Je suis , comme je pense une majorité de personnes de la région Centre Val de Loire, attristé de constater que vous aussi, avez voté pour cette nouvelle loi qui autorise entre autres la réintroduction de pesticides dangereux pour l&#039;environnement et les êtres humains... Comment , vous qui sembliez plus préoccupée par l’intérêt de vos semblables notamment en votant dernièrement pour la loi de l&#039;aide à mourir avez-vous pu faire totalement l&#039;opposé en vous ralliant à tous ces élus complètement déconnectés de l&#039;état actuel de notre planète...Les canicules à répétitions, les gros problèmes liés à l&#039;eau , l&#039;épidémie de cancers dont le corps médical fait aujourd&#039;hui le lien évident avec les pesticides qui nous environnent ne vous ont pas convaincu ? L&#039;urgence agricole, c&#039;était vraiment de faire tout l&#039;inverse que cette loi pour laquelle vous avez voté et qui est passée permet! L&#039;urgence agricole, c&#039;était d&#039;interdire les retenues d&#039;eau alimentées par des forages, l&#039;urgence agricole, c&#039;était de protéger le vivant,à commencer par la santé des agriculteurs eux-même en ne donnant pas l&#039;autorisation de la réintroduction de ces pesticides dangereux... Madame De Pélichy, vous avez été élue par le peuple mais je constate que votre rôle n&#039;est plus du tout aujourd&#039;hui de protéger la population mais celui de soutenir une agriculture hors-sol  énergivore et gaspillant le bien commun qui est l&#039;eau pour des intérêts personnels.

&lt;strong&gt;Enfin, quelques liens utiles pour estimer le rôle et l&#039;indépendance volée de l&#039;ANSES :&lt;/strong&gt;
&lt;a href=&quot;https://next.ink/1235/lanses-se-fait-remonter-bretelles-par-son-propre-conseil-scientifique/&quot; rel=&quot;nofollow ugc&quot;&gt;https://next.ink/1235/lanses-se-fait-remonter-bretelles-par-son-propre-conseil-scientifique/&lt;/a&gt;

&lt;a href=&quot;https://www.gossement-avocats.com/blog/pesticides-le-gouvernement-reduit-lindependance-de-lagence-nationale-chargee-de-la-securite-sanitaire-de-lalimentation-de-lenvironnement-et-du-travail-decret-n-2025-629-du-8-juillet/&quot; rel=&quot;nofollow ugc&quot;&gt;https://www.gossement-avocats.com/blog/pesticides-le-gouvernement-reduit-lindependance-de-lagence-nationale-chargee-de-la-securite-sanitaire-de-lalimentation-de-lenvironnement-et-du-travail-decret-n-2025-629-du-8-juillet/&lt;/a&gt;

&lt;a href=&quot;https://www.humanite.fr/environnement/agriculture/comment-lanses-est-devenu-la-caution-scientifique-du-gouvernement-pour-la-loi-durgence-agricole&quot; rel=&quot;nofollow ugc&quot;&gt;https://www.humanite.fr/environnement/agriculture/comment-lanses-est-devenu-la-caution-scientifique-du-gouvernement-pour-la-loi-durgence-agricole&lt;/a&gt;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La députée Constance De Pélichy a répondu, par un mail standard, à nos lettres. Cette réponse ne nous a pas convaincus et nous la trouvons même consternante. Vous la trouverez plus bas. Plutôt que d&rsquo;y répondre point par point, nous préférons reproduire la lettre de la romancière et agricultrice bio Agnès Ledig, qui a choisi de rendre sa légion d&rsquo;honneur en raison du vote de la loi Duplomb 2. Cette magnifique lettre synthétise la plupart de nos arguments, et elle montre que contrairement à nombre de politiciens et politiciennes, il existe dans la société civile des personnes dignes, qui sont capables de clairvoyance politique et scientifique, et pour qui l&rsquo;intérêt général prime sur les intérêts particuliers des quelques richissimes patrons de l’agrobusiness qui ont écrit et fait voter cette loi inique. Nous publions également à la suite de cette lettre, celle envoyée à Constance de Pélichy, par Nicolas Méchériki, artiste peintre vivant à Lion en Sulias, et qui montre que nous ne sommes pas les seuls, loin de là, à être excédés. Il a reçu le même mail standardisé que nous en réponse. Enfin, à la suite de ces échanges, nous publions quelques liens utiles qui démontrent que l&rsquo;Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, une agence gouvernementale chargée de rendre des avis sur les pesticides), contrairement aux affirmations de Constance de Pélichy, n&rsquo;est plus une autorité sanitaire et scientifique indépendante.</p>
<p><strong>Constance de Pélichy, le 27 juillet 2026 :</strong></p>
<p>Madame, Monsieur,</p>
<p>Le texte voté la semaine dernière est imparfait mais apporte des solutions aux problèmes actuels.</p>
<p>Pour les consommateurs d’abord, cette loi leur permettra une meilleure information sur l’origine des produits consommés. Ensuite, le texte prévoit la possibilité de sanctionner voire d’interdire l’importation de produits qui ne respecteraient pas nos règles environnementales. Par ailleurs, grâce aux nouvelles mesures les agriculteurs seront mieux protégés contre les vols et dégradations de leurs exploitations. Il sera aussi possible de mettre en place des prix planchers pour le lait, le vin et la production bovine et donc ainsi mieux rémunérer ceux qui nous nourrissent. Enfin, ce texte permettra de mieux protéger nos ressources en eau.</p>
<p>Malgré ces avancées importantes pour notre agriculture, ce texte prévoit aussi la réintroduction potentielle des néonicotinoïdes, qui représentent un risque pour notre santé. D’une part, cette utilisation ne pourra être que dérogatoire. D’autre part, cette réintroduction ne pourra se faire qu’après son étude par l’Agence nationale de sécurité sanitaire. Cette entité scientifique rendra sa décision dans les six prochains mois. Ainsi, l’utilisation de ce pesticide ne sera plus le fait de décisions purement politiques, comme le souhaitait monsieur Duplomb, mais le fait de décisions scientifiques adossées à des études rigoureuses.</p>
<p>Je comprends et partage votre inquiétude, c’est ce qui m’avait conduit à ne pas voter la loi Duplomb. Je considère cependant que ce texte, loin d’être parfait, apporte des réponses à des agriculteurs en détresse tout en cadrant très sévèrement la question des pesticides.</p>
<p>Je vous remercie une nouvelle fois pour votre courrier.</p>
<p>Bien cordialement,</p>
<p>Constance de Pélichy</p>
<p><strong>Lettre d&rsquo;Agnès Ledig au président de la république :</strong></p>
<p>Monsieur le Président de la République,</p>
<p>Pour garder mon honneur, je vous rends ma légion.</p>
<p>En tant que maman de trois enfants, en tant que sage-femme et en tant que paysanne, désormais.<br />
Cette distinction n’avait de sens que si j’en trouvais dans la République qu’elle est censée symboliser. Une République dont la devise est « liberté, égalité, fraternité ».<br />
« Art. 11 du préambule de la constitution du 27 octobre 1946 : Elle garantit à tous, notamment à l&rsquo;enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. »<br />
Voilà des années que je m’interroge face aux scandales sanitaires, aux catastrophes écologiques, à la faiblesse des décisions politiques devant l’urgence climatique. Et la goutte de pesticides de la loi d’urgence agricole a fait déborder le vase de ma colère, de mon indignation.</p>
<p>Monsieur le Président, vous aviez promis de make our planet great again. À la place d’actions concrètes, efficaces, soutenues, durables, sont apparues des mesures sans logique. Un seul exemple désespérant : le « milliard d’arbres » qui a principalement servi l’intérêt des exploitants forestiers, et a détruit plus encore la biodiversité par des coupes rases insensées, au profit des grands groupes. Du vent en somme, comme celui qui attise aujourd’hui les incendies hors de contrôle, dans lesquels meurent des pompiers et, abandonnées à leur triste sort, une faune et une flore sauvage qui n’ont rien demandé.</p>
<p>À force de détruire le vivant dans un anthropocentrisme effréné, certains humains compromettent l’habitabilité de la planète, se pensant bêtement au-dessus des écosystèmes alors que nous en faisons partie. Aucune autre espèce sur terre ne détruit le milieu dans lequel elle vit et duquel elle dépend. Et cette destruction, nous sommes nombreux à la subir et à la condamner, conscients de la gravité de la situation et des mesures nécessaires (et existantes).</p>
<p>Pourtant, la charte de l’environnement (inscrite dans la constitution depuis plus de vingt ans) précise cela :<br />
Article 1er. Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.<br />
Article 2. Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l&rsquo;amélioration de l&rsquo;environnement.</p>
<p>En soutenant la loi d’urgence agricole, votre ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a-t-elle pris part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement, ce dont elle a le devoir ? Non. Les sénateurs, les députés qui l’ont votée ont-ils respecté ce même article 2 de la charte de l’environnement de la constitution ? Non plus.<br />
Et ce, contre l’avis des scientifiques qui tirent la sonnette d’alarme depuis des années, qui la secouent de plus en plus fort et que les politiciens font semblant de ne pas entendre.</p>
<p>Moi-même formée dans le domaine de la science, sage-femme diplômée d’État depuis 2005, en exercice jusqu’en 2015, je ne comprends pas comment un État républicain peut accepter que l’on retrouve des centaines de molécules chimiques dans le sang du cordon de ses enfants sans prendre des mesures urgentes et systémiques pour y remédier. Ces molécules toxiques (dont les pesticides) qui passent la barrière placentaire les empoisonnent à petit feu durant la période fœtale si sensible (les atteintes neurotoxiques potentielles sont documentées dans le cas de l’acétamipride).</p>
<p>J’ai eu l’occasion d’interpeler récemment un sénateur lors d’une réunion dans ma commune, lequel faisait partie de la commission mixte paritaire de la loi d’urgence agricole. Quand, concernant la réintroduction des deux pesticides interdits en 2018, il s’est retranché derrière l’avis de l’ANSES (sous tutelle de l’état, soit dit en passant, et n’ayant que 2 mois pour statuer, ce qui à l’échelle temporelle de la science est impossible pour établir des preuves), je lui ai demandé comment il considérait l’avis, entre-autre, du conseil de l’ordre des médecins qui s’oppose fermement à cette réintroduction.<br />
&#8211; L’ordre des médecins ? Joker !<br />
&#8211; Comment ça Joker ?<br />
&#8211; Joker !<br />
&#8211; Eh bien dites-moi pourquoi mettre un joker ?<br />
&#8211; Les médecins ne sont pas des scientifiques capables de statuer sur l’innocuité ou non des pesticides.</p>
<p>Je vous laisse juger du mépris de ses propos pour une profession entière (12 à 15 ans d’études), en première ligne pour mesurer l’ampleur de l’évolution des pathologies, chargée de soigner des malades au quotidien, parfois d’annoncer de terribles nouvelles.</p>
<p>Il y a vingt ans, ce sont des médecins qui nous ont annoncé la leucémie de notre petit garçon de 5 ans. Il en est mort un an plus tard après des mois d’une lutte courageuse et digne. Personne n’a cherché les causes. Aujourd’hui les sociétés savantes les connaissent, les liens sont établis et l’épidémie de cancers pédiatriques ne cesse de progresser. Ils sont confrontés à trop de molécules toxiques dès leur conception. Quand ils arrivent à être conçus. Vous parlez de « réarmer » la natalité. Mais les gamètes sont malades aussi et les perturbateurs endocriniens désarment la fertilité…</p>
<p>J’ai évoqué le sort de notre fils avec ce même sénateur, en lui demandant de s’intéresser aux alternatives aux pesticides (étude de l’INRAE qui montre sur 10 ans l’efficacité de l’agriculture sans pesticides, expériences en agroécologie documentées, …) pour limiter les risques sur la santé de nos enfants. Sa réponse : « Je suis désolé pour ce que vous avez vécu, mais … »<br />
« Mais… » Il avait des arguments : ces molécules sont autorisées ailleurs, nos agriculteurs souffrent de la concurrence déloyale, il y a des filières à protéger « parce que dans le nutella il y a des noisettes » (sic).</p>
<p>Monsieur le Président, je demande à un sénateur qu’il applique le principe de précaution concernant des molécules dangereuses pour la santé de nos enfants en donnant l’exemple de mon fils emporté par une leucémie à 5 ans et il me parle de Nutella.</p>
<p>Notre société en est-elle encore là en 2026 ? À sacrifier des enfants sur l’autel de la compétitivité agricole ? Sérieusement ? En toute impunité ? Sans scrupule et sans honte ?</p>
<p>Mon fils de 28 ans, (il avait 8 ans quand son petit frère est mort), présent avec moi lors de cette réunion, était tout aussi dépité face au discours du sénateur Nutella.</p>
<p>Parfois je me demande si finalement mon tout petit, la chair de ma chair, cette âme joyeuse et pure, n’est pas plus en sécurité là où il repose désormais que mes deux enfants vivants qui assistent, impuissants, à ce spectacle de destruction méthodique du vivant qui compromet leur avenir. Je suis inquiète pour eux.</p>
<p>Quel parent n’est pas inquiet pour ses enfants en constatant les effets du dérèglement climatique qui s’emballe au-delà des projections ?</p>
<p>Il se trouve que je suis également paysanne, femme de paysan. Nous travaillons la terre au quotidien, prenons soin de nos animaux, sur une ferme en bio, soucieux de l’équilibre des écosystèmes, effrayés par l’effondrement dramatique des populations d’insectes et d’oiseaux (entre autres). Nous créons des mares, plantons des haies, à notre minuscule échelle, pour avoir l’impression d’agir pour une biodiversité en grave danger. Une extinction de masse extrêmement rapide. Là aussi, les scientifiques alertent depuis des années. Personne ne peut ignorer ces faits.</p>
<p>Mais, Monsieur le Président, les insectes sont nécessaires à la pollinisation de tout ce que nous mangeons. TOUT. La souveraineté alimentaire n’est rien sans des fleurs dans les cultures, dans les arbres, dans les prés, et sans insectes pour les butiner.</p>
<p>L’agriculture française ne doit-elle pas s’adapter, changer ses productions, reconstituer les écosystèmes, respecter les cycles de l’eau et ceux du vivant ? Des solutions existent, vous les connaissez. Cette loi d’urgence agricole va pourtant dans le sens inverse, aussi hors-sol que les animaux en élevages intensifs qu’elle autorise à plus grosse échelle encore et que les agriculteurs eux-mêmes doivent déjà enterrer par milliers pendant les canicules puisque les entreprises d’équarrissage sont débordées. Et des canicules, il y en aura d’autres.</p>
<p>On ne peut pas climatiser le vivant qui nous entoure, les forêts, les rivières, les prés, les mares, les océans.<br />
Et que dire de l’eau dont la loi d’urgence vote l’autorisation d’un accaparement au profit d’un petit nombre d’exploitants et la destruction supplémentaire de zones humides, réservoirs fabuleux d’insectes, de batraciens, et autres espèces végétales aquatiques, et ce, en pleine sécheresse historique ? C’est lunaire !</p>
<p>Je vois notre source se tarir rapidement ces derniers jours, avec l’impression d’être dans le roman de Marcel Pagnol, à faire des kilomètres d’aller-retours entre la source et notre jardin, la source et notre plantation de petits-fruits, la source et tous les végétaux assoiffés que j’essaie de sauver autour de moi, parce qu’ils font partie de ma vie, parce qu’en les voyant sécher, mon cœur sèche en même temps.<br />
En voyant la détermination de certains à poursuivre leur entreprise de destruction des écosystèmes, alors que ceux-ci sont déjà exsangues, ce n’est même plus dans un roman de Pagnol que nous sommes mais dans une dystopie, où des zombies aveugles et cupides s’acharnent à détruire tout ce qui respire encore.</p>
<p>Pourquoi les agro-climatologues, les hydrologues, les botanistes, les biologistes, les médecins, les pompiers, … en somme les spécialistes de chaque domaine concerné ne sont pas écoutés et soutenus ?<br />
Pourquoi les citoyens ne sont pas entendus non plus ? Plus de 2 millions d’entre nous ont dit NON à la loi Duplomb dans une pétition historique. La démocratie ne se résume-t-elle pas à la formule « par le peuple, pour le peuple » ? Car le pouvoir émane des citoyens et doit servir l’intérêt général.<br />
Mais le pouvoir semble servir d’autres intérêts plus attirés par l’argent que par le vivant.<br />
Je pourrais vous parler de tant d’autres sujets qui montrent le peu de considération pour la population : cadmium, PFAS, protection des enfants, des femmes, état de nos hôpitaux, de nos écoles, des maisons de retraite ou des crèches, de nos forêts, des petits paysans …</p>
<p>J’ai vu passer une idée parmi la population qui n’en peut plus… Il y a 53 milliardaires en France dont le bilan carbone est indécent. Et si, pour sauver l’honneur, le vôtre, avant de quitter votre mandat, vous mettiez au moins en place une mesure de soutien aux pompiers (admirables) en prenant l’argent où il y en a, sous la forme « un milliardaire / un canadair ». Basique, simple. Et si cela flatte leur ego, chaque carlingue pourrait porter leur nom, ce qui permettrait au petit peuple d’en bas qui souffre dans sa chair, de se souvenir de qui est en grande partie responsable du désastre, à chaque passage des avions au-dessus de la beauté du monde en feu.</p>
<p>Je me sens trahie par celles et ceux qui détiennent les clés de la République et qui ne prennent pas soin de leurs concitoyens. À ce titre, je préfère ne plus apparaître dans une liste dont certaines personnes titulaires de cette légion, (grands patrons de groupes pétroliers par exemple) s’en prennent aux valeurs que je défends au quotidien, dans mon entourage, dans mes romans, dans mes actions, à savoir prendre soin de notre maison Terre avant qu’elle ne brûle complètement.</p>
<p>Et vous, Monsieur le Président, où en êtes-vous de votre volonté de planet great again ?<br />
Il est encore temps…</p>
<p>Je vous prie d’agréer mes salutations distinguées.<br />
​​​​​​​​​Agnès LEDIG</p>
<p><strong>Lettre de Nicolas Méchériki à Constance de Pélichy, le 23 juillet 2026 :</strong></p>
<p>Madame de Pelichy,</p>
<p>Je suis , comme je pense une majorité de personnes de la région Centre Val de Loire, attristé de constater que vous aussi, avez voté pour cette nouvelle loi qui autorise entre autres la réintroduction de pesticides dangereux pour l&rsquo;environnement et les êtres humains&#8230; Comment , vous qui sembliez plus préoccupée par l’intérêt de vos semblables notamment en votant dernièrement pour la loi de l&rsquo;aide à mourir avez-vous pu faire totalement l&rsquo;opposé en vous ralliant à tous ces élus complètement déconnectés de l&rsquo;état actuel de notre planète&#8230;Les canicules à répétitions, les gros problèmes liés à l&rsquo;eau , l&rsquo;épidémie de cancers dont le corps médical fait aujourd&rsquo;hui le lien évident avec les pesticides qui nous environnent ne vous ont pas convaincu ? L&rsquo;urgence agricole, c&rsquo;était vraiment de faire tout l&rsquo;inverse que cette loi pour laquelle vous avez voté et qui est passée permet! L&rsquo;urgence agricole, c&rsquo;était d&rsquo;interdire les retenues d&rsquo;eau alimentées par des forages, l&rsquo;urgence agricole, c&rsquo;était de protéger le vivant,à commencer par la santé des agriculteurs eux-même en ne donnant pas l&rsquo;autorisation de la réintroduction de ces pesticides dangereux&#8230; Madame De Pélichy, vous avez été élue par le peuple mais je constate que votre rôle n&rsquo;est plus du tout aujourd&rsquo;hui de protéger la population mais celui de soutenir une agriculture hors-sol  énergivore et gaspillant le bien commun qui est l&rsquo;eau pour des intérêts personnels.</p>
<p><strong>Enfin, quelques liens utiles pour estimer le rôle et l&rsquo;indépendance volée de l&rsquo;ANSES :</strong><br />
<a href="https://next.ink/1235/lanses-se-fait-remonter-bretelles-par-son-propre-conseil-scientifique/" rel="nofollow ugc">https://next.ink/1235/lanses-se-fait-remonter-bretelles-par-son-propre-conseil-scientifique/</a></p>
<p><a href="https://www.gossement-avocats.com/blog/pesticides-le-gouvernement-reduit-lindependance-de-lagence-nationale-chargee-de-la-securite-sanitaire-de-lalimentation-de-lenvironnement-et-du-travail-decret-n-2025-629-du-8-juillet/" rel="nofollow ugc">https://www.gossement-avocats.com/blog/pesticides-le-gouvernement-reduit-lindependance-de-lagence-nationale-chargee-de-la-securite-sanitaire-de-lalimentation-de-lenvironnement-et-du-travail-decret-n-2025-629-du-8-juillet/</a></p>
<p><a href="https://www.humanite.fr/environnement/agriculture/comment-lanses-est-devenu-la-caution-scientifique-du-gouvernement-pour-la-loi-durgence-agricole" rel="nofollow ugc">https://www.humanite.fr/environnement/agriculture/comment-lanses-est-devenu-la-caution-scientifique-du-gouvernement-pour-la-loi-durgence-agricole</a></p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Commentaires sur Bureau 122 et les coupes rases à Bonny-sur-Loire dans la presse par Igor Babou		</title>
		<link>https://bureau122.fr/2025/09/08/bureau-122-et-les-coupes-rases-a-bonny-sur-loire-dans-la-presse/#comment-11564</link>

		<dc:creator><![CDATA[Igor Babou]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Sep 2025 07:35:00 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bureau122.fr/?p=1261#comment-11564</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://bureau122.fr/2025/09/08/bureau-122-et-les-coupes-rases-a-bonny-sur-loire-dans-la-presse/#comment-11436&quot;&gt;Breton Frédéric&lt;/a&gt;.

Bonjour,

Nous sommes heureux que vous exprimez le fait que la coupe n’aurait pas du avoir lieu au début du mois de juillet, et que vous le regrettiez car c’est une période sensible pour la faune. Nous avons en effet été  surpris, déçus, non pas que le CEN ne soit pas plus militant, mais que ces coupes soient considérées de votre point de vue comme étant strictement l’affaire des exploitants. D’autres collègues, scientifiques, réagissent en soulignant le désastre qu’elles représentent. Nous avons  relayés les arguments scientifiques et juridiques de personnalités comme &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Henri_Gouyon&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow ugc&quot;&gt;Pierre-Henri Gouyon&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;https://www.sudouest.fr/culture/on-a-lu-sous-les-arbres-du-chercheur-jacques-tassin-une-ode-aux-pouvoirs-des-forets-25709015.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow ugc&quot;&gt;Jacques Tassin&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;https://www.leparisien.fr/pyrenees-orientales-66/contre-les-pesticides-une-longue-marche-entre-la-foret-de-la-massane-et-paris-15-01-2024-WMCFU6H53NBNLHBKNL6S35UKOM.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow ugc&quot;&gt;Joseph Garrigue&lt;/a&gt;, puisque notre pétition a été co-rédigée par ces scientifiques, et puisque que Joseph Garrigue a réalisé une &lt;a href=&quot;https://bureau122.fr/2025/07/19/en-complement-de-la-petition-halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire-par-joseph-garrigues/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;ugc&quot;&gt;expertise&lt;/a&gt; du site de la coupe (avant sa destruction) où il vous interpelle aussi. 

Nous-mêmes, sommes également des scientifiques formés initialement à l&#039;écologie, l&#039;une étant actuellement professeure au Muséum national d&#039;Histoire naturelle (Joëlle Le Marec), et l&#039;autre professeur à l&#039;université Paris Cité (moi-même, Igor Babou), et nous avons été Conservateurs bénévoles au sein du CEN. Nous ne réagissons pas uniquement parce que nous serions &quot;bouleversés&quot; par le changement de notre environnement. Nous &lt;em&gt;savons&lt;/em&gt; que les coupes rases sont aujourd’hui inacceptables, même si elles sont encore légales. Quant aux autres membres ou sympathisants de notre association qui vivent sur place ou dans la région, ils et elles n&#039;ont pas besoin d&#039;être des scientifiques pour connaitre très bien le site, ses espèces végétales et animales et son écosystème, et être extrêmement choqués par ce qui s&#039;y est passé et par la destruction radicale du vivant et du paysage à laquelle ils et elles ont pu assister.

Notre action en faveur de l&#039;environnement est ancienne, et ne se résume pas à une émotion suite à ces coupes rases, ni à une &quot;obsession&quot; à l&#039;égard du CEN (si tel avait été le cas, pourquoi aurions nous demandé à devenir Conservateurs bénévoles au CEN ?) : vous ne pouvez l&#039;ignorer puisque nous avons organisé des cycles de &lt;a href=&quot;https://bureau122.fr/category/evenements/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;ugc&quot;&gt;conférences scientifiques et des ciné-débats grand public&lt;/a&gt; notamment sur le thème des forêts, dans lesquels nous avons régulièrement proposé au CEN d&#039;intervenir, sans jamais obtenir de réponse, ce qui nous a beaucoup interrogé.

Nous estimons toutes et tous que ne pas lutter - et ne pas soutenir une association en lutte contre les coupes rases effectuées à deux pas de votre site - est une faute puisqu’il aurait été possible de faire autrement. D’ailleurs, vos documents techniques défendent eux-mêmes la nécessité de protéger le site.

Notre action en faveur de l’environnement est soutenue par des institutions, des associations et des collectifs aussi bien au plan local, régional que national. Elle s’inscrit dans la durée et nous resterons vigilants à l’avenir, et en lutte contre la destruction du vivant, des écosystèmes et des paysages. Comme  bien des acteurs, élus, et habitants d’autres régions, nous utiliserons les méthodes légales et pacifiques que nous avons mis en œuvre pour protester contre les coupes rases de Bonny-sur-Loire (expertise scientifique, pétitions, plaidoyer, médiatisation et réseaux sociaux) pour faire changer un cadre juridique et des pratiques maintenant obsolètes et inadaptés à la nouvelle donne de l’effondrement de la biodiversité et du changement climatique global.

Notez enfin que &lt;a href=&quot;https://agir.greenvoice.fr/petitions/halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow ugc&quot;&gt;notre pétition a quasiment atteint 4000 signataires&lt;/a&gt;, signe que les choses changent dans la perception du public : les lois peuvent être changées.

Nous restons cependant à votre écoute et disponibles pour vous aider à changer de stratégie dans le cas où vous seriez intéressés par le temps et l’énergie que nous dépensons pour la protection de la biodiversité et la transformation des modes de gestion des forêts.

Igor Babou
professeur à l&#039;université Paris Cité, membre du Ladyss (UMR CNRS 7533) pour Bureau 122]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://bureau122.fr/2025/09/08/bureau-122-et-les-coupes-rases-a-bonny-sur-loire-dans-la-presse/#comment-11436">Breton Frédéric</a>.</p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Nous sommes heureux que vous exprimez le fait que la coupe n’aurait pas du avoir lieu au début du mois de juillet, et que vous le regrettiez car c’est une période sensible pour la faune. Nous avons en effet été  surpris, déçus, non pas que le CEN ne soit pas plus militant, mais que ces coupes soient considérées de votre point de vue comme étant strictement l’affaire des exploitants. D’autres collègues, scientifiques, réagissent en soulignant le désastre qu’elles représentent. Nous avons  relayés les arguments scientifiques et juridiques de personnalités comme <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Henri_Gouyon" target="_blank" rel="nofollow ugc">Pierre-Henri Gouyon</a>, <a href="https://www.sudouest.fr/culture/on-a-lu-sous-les-arbres-du-chercheur-jacques-tassin-une-ode-aux-pouvoirs-des-forets-25709015.php" target="_blank" rel="nofollow ugc">Jacques Tassin</a> et <a href="https://www.leparisien.fr/pyrenees-orientales-66/contre-les-pesticides-une-longue-marche-entre-la-foret-de-la-massane-et-paris-15-01-2024-WMCFU6H53NBNLHBKNL6S35UKOM.php" target="_blank" rel="nofollow ugc">Joseph Garrigue</a>, puisque notre pétition a été co-rédigée par ces scientifiques, et puisque que Joseph Garrigue a réalisé une <a href="https://bureau122.fr/2025/07/19/en-complement-de-la-petition-halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire-par-joseph-garrigues/" target="_blank" rel="ugc">expertise</a> du site de la coupe (avant sa destruction) où il vous interpelle aussi. </p>
<p>Nous-mêmes, sommes également des scientifiques formés initialement à l&rsquo;écologie, l&rsquo;une étant actuellement professeure au Muséum national d&rsquo;Histoire naturelle (Joëlle Le Marec), et l&rsquo;autre professeur à l&rsquo;université Paris Cité (moi-même, Igor Babou), et nous avons été Conservateurs bénévoles au sein du CEN. Nous ne réagissons pas uniquement parce que nous serions « bouleversés » par le changement de notre environnement. Nous <em>savons</em> que les coupes rases sont aujourd’hui inacceptables, même si elles sont encore légales. Quant aux autres membres ou sympathisants de notre association qui vivent sur place ou dans la région, ils et elles n&rsquo;ont pas besoin d&rsquo;être des scientifiques pour connaitre très bien le site, ses espèces végétales et animales et son écosystème, et être extrêmement choqués par ce qui s&rsquo;y est passé et par la destruction radicale du vivant et du paysage à laquelle ils et elles ont pu assister.</p>
<p>Notre action en faveur de l&rsquo;environnement est ancienne, et ne se résume pas à une émotion suite à ces coupes rases, ni à une « obsession » à l&rsquo;égard du CEN (si tel avait été le cas, pourquoi aurions nous demandé à devenir Conservateurs bénévoles au CEN ?) : vous ne pouvez l&rsquo;ignorer puisque nous avons organisé des cycles de <a href="https://bureau122.fr/category/evenements/" target="_blank" rel="ugc">conférences scientifiques et des ciné-débats grand public</a> notamment sur le thème des forêts, dans lesquels nous avons régulièrement proposé au CEN d&rsquo;intervenir, sans jamais obtenir de réponse, ce qui nous a beaucoup interrogé.</p>
<p>Nous estimons toutes et tous que ne pas lutter &#8211; et ne pas soutenir une association en lutte contre les coupes rases effectuées à deux pas de votre site &#8211; est une faute puisqu’il aurait été possible de faire autrement. D’ailleurs, vos documents techniques défendent eux-mêmes la nécessité de protéger le site.</p>
<p>Notre action en faveur de l’environnement est soutenue par des institutions, des associations et des collectifs aussi bien au plan local, régional que national. Elle s’inscrit dans la durée et nous resterons vigilants à l’avenir, et en lutte contre la destruction du vivant, des écosystèmes et des paysages. Comme  bien des acteurs, élus, et habitants d’autres régions, nous utiliserons les méthodes légales et pacifiques que nous avons mis en œuvre pour protester contre les coupes rases de Bonny-sur-Loire (expertise scientifique, pétitions, plaidoyer, médiatisation et réseaux sociaux) pour faire changer un cadre juridique et des pratiques maintenant obsolètes et inadaptés à la nouvelle donne de l’effondrement de la biodiversité et du changement climatique global.</p>
<p>Notez enfin que <a href="https://agir.greenvoice.fr/petitions/halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire" target="_blank" rel="nofollow ugc">notre pétition a quasiment atteint 4000 signataires</a>, signe que les choses changent dans la perception du public : les lois peuvent être changées.</p>
<p>Nous restons cependant à votre écoute et disponibles pour vous aider à changer de stratégie dans le cas où vous seriez intéressés par le temps et l’énergie que nous dépensons pour la protection de la biodiversité et la transformation des modes de gestion des forêts.</p>
<p>Igor Babou<br />
professeur à l&rsquo;université Paris Cité, membre du Ladyss (UMR CNRS 7533) pour Bureau 122</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Commentaires sur Bureau 122 et les coupes rases à Bonny-sur-Loire dans la presse par Breton Frédéric		</title>
		<link>https://bureau122.fr/2025/09/08/bureau-122-et-les-coupes-rases-a-bonny-sur-loire-dans-la-presse/#comment-11436</link>

		<dc:creator><![CDATA[Breton Frédéric]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 07:18:42 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bureau122.fr/?p=1261#comment-11436</guid>

					<description><![CDATA[Bonjour,

Reconnaissons une certaine constance dans l’obsession à dénigrer le Conservatoire d’espaces naturels Centre-Val de Loire qui, de son côté, s’est bien gardé d’émettre toute critique à votre endroit. Notre action concerne 189 aires protégées à l’échelle régionale, avec des enjeux forts et qui mobilisent notre énergie et nos moyens. Ces aires protégées s’inscrivent dans des territoires où prennent place des activités humaines vis-à-vis desquelles, quand elles sont parfaitement légales, nous n’avons rien à redire si ce n’est regretter que les textes et lois ne permettent pas une meilleure prise en compte de la biodiversité dans ces activités.

A ce sujet, sur le plan factuel, un minimum de rigueur dans votre revue de presse vous aurait fait citer le Président du Cen Centre-Val de Loire qui a exprimé à France Bleue « regretter que la coupe ait eu lieu au début du mois de juillet. Une période de haute sensibilité pour la faune ».

Cette exploitation de bois a bouleversé votre environnement, c’est un fait autant qu’elle a eu un impact sur les espèces qui y vivaient. Et c’est un fait également que la légalité de cette coupe n’est à ce jour pas remise en cause par l’administration. Vous estimez que le Cen CVL n’est pas assez militant. Nos modes d’intervention ne vous conviennent pas. Il reste incontestable que la préservation de la biodiversité est l’essence même de l’action des Conservatoires depuis plus de 50 ans. Les chiffres clefs de notre intervention sont à disposition de qui souhaite les trouver : www.cen-centrevaldeloire.org .

F. Breton
Directeur du Cen CVL]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Reconnaissons une certaine constance dans l’obsession à dénigrer le Conservatoire d’espaces naturels Centre-Val de Loire qui, de son côté, s’est bien gardé d’émettre toute critique à votre endroit. Notre action concerne 189 aires protégées à l’échelle régionale, avec des enjeux forts et qui mobilisent notre énergie et nos moyens. Ces aires protégées s’inscrivent dans des territoires où prennent place des activités humaines vis-à-vis desquelles, quand elles sont parfaitement légales, nous n’avons rien à redire si ce n’est regretter que les textes et lois ne permettent pas une meilleure prise en compte de la biodiversité dans ces activités.</p>
<p>A ce sujet, sur le plan factuel, un minimum de rigueur dans votre revue de presse vous aurait fait citer le Président du Cen Centre-Val de Loire qui a exprimé à France Bleue « regretter que la coupe ait eu lieu au début du mois de juillet. Une période de haute sensibilité pour la faune ».</p>
<p>Cette exploitation de bois a bouleversé votre environnement, c’est un fait autant qu’elle a eu un impact sur les espèces qui y vivaient. Et c’est un fait également que la légalité de cette coupe n’est à ce jour pas remise en cause par l’administration. Vous estimez que le Cen CVL n’est pas assez militant. Nos modes d’intervention ne vous conviennent pas. Il reste incontestable que la préservation de la biodiversité est l’essence même de l’action des Conservatoires depuis plus de 50 ans. Les chiffres clefs de notre intervention sont à disposition de qui souhaite les trouver : <a href="http://www.cen-centrevaldeloire.org" rel="nofollow ugc">http://www.cen-centrevaldeloire.org</a> .</p>
<p>F. Breton<br />
Directeur du Cen CVL</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Commentaires sur Coupes rases à Bonny : une photographe témoigne par Catherine Fumé		</title>
		<link>https://bureau122.fr/2025/07/24/coupes-rases-a-bonny-une-photographe-temoigne/#comment-9550</link>

		<dc:creator><![CDATA[Catherine Fumé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jul 2025 18:37:55 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bureau122.fr/?p=1190#comment-9550</guid>

					<description><![CDATA[Merci Marie Chantal pour ces photos qui témoignent de toute la vie qui tente de survivre en ces lieux!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Merci Marie Chantal pour ces photos qui témoignent de toute la vie qui tente de survivre en ces lieux!</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Commentaires sur Projet de centrale agrivoltaïque à Bonny-sur-Loire : la réponse de Bureau 122 à l&#8217;enquête publique par Carrier Fred		</title>
		<link>https://bureau122.fr/2024/03/18/centrale-agrivoltaique-a-bonny-sur-loire-la-reponse-de-bureau-122-a-lenquete-publique/#comment-9468</link>

		<dc:creator><![CDATA[Carrier Fred]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 10:36:57 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bureau122.fr/?p=863#comment-9468</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://bureau122.fr/2024/03/18/centrale-agrivoltaique-a-bonny-sur-loire-la-reponse-de-bureau-122-a-lenquete-publique/#comment-423&quot;&gt;Mecheriki Nicolas&lt;/a&gt;.

Bonjour Nicolas,
Certains économistes de la construction admettent que cette solution &quot;de bon sens&quot; (utiliser des m² inutiles) ne serait jamais rentable économiquement : aux frais d&#039;acheminement réduit s&#039;opposeraient des frais d&#039;installation trop élevés, ainsi que les coûts de maintenance (nettoyages pour conserver la performance, hors remplacement à 25 ans mini), ainsi qu&#039;un relatif éparpillement des installations...
Mais tel est celui des distribués !
Ainsi, comme les avis divergent (https://www.guidephotovoltaique.fr) selon le financement d&#039;un projet de ferme vs. une autre distribution dite &quot;décentralisée&quot; : on ne peut pas de trancher sans savoir le résultat de l&#039;équation pour chaque projet à surface équivalente : [installation + maintenance + administratif*] - subventions - crédit d&#039;impôt - (exploitation*durée) 

*temps pour gérer plusieurs propriétaires plutôt qu&#039;un seul]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://bureau122.fr/2024/03/18/centrale-agrivoltaique-a-bonny-sur-loire-la-reponse-de-bureau-122-a-lenquete-publique/#comment-423">Mecheriki Nicolas</a>.</p>
<p>Bonjour Nicolas,<br />
Certains économistes de la construction admettent que cette solution « de bon sens » (utiliser des m² inutiles) ne serait jamais rentable économiquement : aux frais d&rsquo;acheminement réduit s&rsquo;opposeraient des frais d&rsquo;installation trop élevés, ainsi que les coûts de maintenance (nettoyages pour conserver la performance, hors remplacement à 25 ans mini), ainsi qu&rsquo;un relatif éparpillement des installations&#8230;<br />
Mais tel est celui des distribués !<br />
Ainsi, comme les avis divergent (<a href="https://www.guidephotovoltaique.fr" rel="nofollow ugc">https://www.guidephotovoltaique.fr</a>) selon le financement d&rsquo;un projet de ferme vs. une autre distribution dite « décentralisée » : on ne peut pas de trancher sans savoir le résultat de l&rsquo;équation pour chaque projet à surface équivalente : [installation + maintenance + administratif*] &#8211; subventions &#8211; crédit d&rsquo;impôt &#8211; (exploitation*durée) </p>
<p>*temps pour gérer plusieurs propriétaires plutôt qu&rsquo;un seul</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Commentaires sur Coupes rases à Bonny : témoignage de Catherine Fumé par Fumé Pascale		</title>
		<link>https://bureau122.fr/2025/07/25/coupes-rases-a-bonny-temoignage-de-catherine-fume/#comment-9255</link>

		<dc:creator><![CDATA[Fumé Pascale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 16:19:22 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bureau122.fr/?p=1202#comment-9255</guid>

					<description><![CDATA[Merci Catherine, 
Très beau témoignage et je reconnais que cette balade entre Cheuille et Loire était très belle et apaisante. Quelle tristesse de détruire ces lieux!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Merci Catherine,<br />
Très beau témoignage et je reconnais que cette balade entre Cheuille et Loire était très belle et apaisante. Quelle tristesse de détruire ces lieux!</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Commentaires sur En complément de la pétition : « Halte au massacre de la forêt des îles de Bonny-sur-Loire », par Joseph Garrigue par Igor Babou		</title>
		<link>https://bureau122.fr/2025/07/19/en-complement-de-la-petition-halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire-par-joseph-garrigues/#comment-9021</link>

		<dc:creator><![CDATA[Igor Babou]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Jul 2025 07:31:15 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bureau122.fr/?p=1168#comment-9021</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://bureau122.fr/2025/07/19/en-complement-de-la-petition-halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire-par-joseph-garrigues/#comment-8865&quot;&gt;???&lt;/a&gt;.

Si, d&#039;après le diagnostic environnemental effectué par un spécialiste conservateur d&#039;une forêt inscrite au patrimoine mondial depuis les années 1970, il ne s&#039;agissait plus d&#039;une peupleraie mais bien d&#039;une forêt mixte. Je cite &quot;la désignation cadastrale de « plantation » seule ne tient pas au constat réalisé sur place avec la présence de nombreuses espèces spontanées comme le chêne, les saules, les ormes et nombreuses autres essences présentes. La photo illustrant les coupes sur la pétition mise en ligne est tout à fait explicite sur ce point et montre clairement des boisements mixtes et diversifiés. On n’est donc pas sous le coup des autorisations possibles pour une plantation exclusive de peupliers mais bien en partie dans des boisements mixtes qui ont prévalu à la désignation d’une ZNIEFF, d’une ZPS et d’une ZSC (Natura 2000&quot;
Voyez ici : https://bureau122.fr/2025/07/19/en-complement-de-la-petition-halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire-par-joseph-garrigues/]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://bureau122.fr/2025/07/19/en-complement-de-la-petition-halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire-par-joseph-garrigues/#comment-8865">???</a>.</p>
<p>Si, d&rsquo;après le diagnostic environnemental effectué par un spécialiste conservateur d&rsquo;une forêt inscrite au patrimoine mondial depuis les années 1970, il ne s&rsquo;agissait plus d&rsquo;une peupleraie mais bien d&rsquo;une forêt mixte. Je cite « la désignation cadastrale de « plantation » seule ne tient pas au constat réalisé sur place avec la présence de nombreuses espèces spontanées comme le chêne, les saules, les ormes et nombreuses autres essences présentes. La photo illustrant les coupes sur la pétition mise en ligne est tout à fait explicite sur ce point et montre clairement des boisements mixtes et diversifiés. On n’est donc pas sous le coup des autorisations possibles pour une plantation exclusive de peupliers mais bien en partie dans des boisements mixtes qui ont prévalu à la désignation d’une ZNIEFF, d’une ZPS et d’une ZSC (Natura 2000 »<br />
Voyez ici : <a href="https://bureau122.fr/2025/07/19/en-complement-de-la-petition-halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire-par-joseph-garrigues/" rel="ugc">https://bureau122.fr/2025/07/19/en-complement-de-la-petition-halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire-par-joseph-garrigues/</a></p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Commentaires sur En complément de la pétition : « Halte au massacre de la forêt des îles de Bonny-sur-Loire », par Joseph Garrigue par ???		</title>
		<link>https://bureau122.fr/2025/07/19/en-complement-de-la-petition-halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire-par-joseph-garrigues/#comment-8865</link>

		<dc:creator><![CDATA[???]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jul 2025 18:24:49 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bureau122.fr/?p=1168#comment-8865</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://bureau122.fr/2025/07/19/en-complement-de-la-petition-halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire-par-joseph-garrigues/#comment-8693&quot;&gt;christiane palustran&lt;/a&gt;.

Ce n&#039;est pas une forêt mais une peupleraie...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://bureau122.fr/2025/07/19/en-complement-de-la-petition-halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire-par-joseph-garrigues/#comment-8693">christiane palustran</a>.</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas une forêt mais une peupleraie&#8230;</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Commentaires sur En complément de la pétition : « Halte au massacre de la forêt des îles de Bonny-sur-Loire », par Joseph Garrigue par christiane palustran		</title>
		<link>https://bureau122.fr/2025/07/19/en-complement-de-la-petition-halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire-par-joseph-garrigues/#comment-8693</link>

		<dc:creator><![CDATA[christiane palustran]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Jul 2025 07:47:06 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bureau122.fr/?p=1168#comment-8693</guid>

					<description><![CDATA[<img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f44d.png" alt="👍" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f44d.png" alt="👍" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f44d.png" alt="👍" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f44d.png" alt="👍" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>👍👍👍👍</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Commentaires sur Coupe à blanc dans le sentier des îles de Bonny par Igor Babou		</title>
		<link>https://bureau122.fr/2025/07/11/coupe-a-blanc-dans-le-sentier-des-iles-de-bonny/#comment-8452</link>

		<dc:creator><![CDATA[Igor Babou]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jul 2025 10:11:40 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bureau122.fr/?p=1110#comment-8452</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://bureau122.fr/2025/07/11/coupe-a-blanc-dans-le-sentier-des-iles-de-bonny/#comment-8251&quot;&gt;Breton Frédéric&lt;/a&gt;.

Bonjour,

Je vous réponds au nom de l&#039;association :

Les parcelles coupées dans la forêt alluviale de Bonny sur Loire appartiennent sans doute à des propriétaires privés. Encore faudrait-il le vérifier précisément, car nous n’avons à ce stade aucune certitude : le chantier est un chaos total, les bulldozers ont détruit tous les repères visuels et notamment le sentier de promenade des îles des Loups, et en l’absence de tout bornage, on ne peut que faire confiance aux commanditaires et opérateurs du chantier, ce qui ne va pas de soi. La demande de vérification du respect des parcelles du foncier, que nous avons faite au CEN par téléphone auprès d’un de vos salariés - qui nous a expliqué ne jamais être venu sur place et ne pas connaître le site - est restée lettre morte.

Par ailleurs, le sentier qui a été détruit était entretenu chaque année par un ou des salarié(s) du CEN : deux membres de notre association sont particulièrement bien placés pour le savoir, puisqu’ils sont d’anciens conservateurs bénévoles du CEN. Ces deux conservateurs bénévoles ont ainsi, pendant plusieurs années, informé le CEN de tous les dégâts intervenant sur ce sentier afin qu’il soit réparé. A cette époque, personne au CEN ne leur a dit de ne pas se mêler des parcelles privées. Bien au contraire : ils étaient supposés surveiller le territoire, indiquer aux quads et aux motos qu’ils ne devaient pas circuler sur ces parcelles où était situé le sentier aujourd’hui détruit. Quand le sentier était refait à neuf, le technicien du CEN les appelait pour les en informer et les féliciter d’avoir signalé les dégâts, y compris sur les parcelles privées où se situait le sentier. Il est donc mal venu de leur reprocher maintenant de se mêler de ce dont ils devaient se mêler autrefois.

Mais quoi qu’il en soit, nous n’avons pas besoin de savoir bureaucratiquement où nous posons le pied, ni sur quelle parcelle foncière, pour savoir que le chemin d’accès via la passerelle Desnoyers est une zone protégée, décrite comme telle dans différents sites et documents, dont le plan de gestion du CEN et les panneaux posés sur le sentier par le CEN : ce dispositif est explicitement destiné à faire ressentir au visiteur l’existence d’un système de protection de l’environnement. Les panneaux du CEN, à l’entrée du site et tout au long du sentier, indiquent clairement aux promeneurs la nécessité de faire attention : les chiens doivent être tenus en laisse, aucun engin motorisé n’est autorisé, des espèces fragiles y vivent, elles sont décrites et mises en image, etc.

Il est donc évident – ou cela devrait l’être - que l’action du CEN et des organismes de protection aux différentes échelles régionales et nationales ne se limite pas à la gestion de certaines des parcelles mais à la défense de l’intérêt général, y compris par un travail auprès de tous les acteurs, lorsque des pratiques portent atteinte à l’écosystème. Lorsque nous marchons sur les sentiers des îles de Bonny, nous ne changeons pas de principes selon que nous sommes à un endroit ou 100 mètres plus loin dans la même forêt. Nous ne nous débarrassons pas d’un instant à l’autre de ce que nous savons sur la situation de la biodiversité, nous ne nous rendons pas indifférents aux êtres vivants qui ignorent tout quant à eux des questions de propriété. Nous sommes les mêmes personnes ici et là.

Nul n’est propriétaire d’un paysage. Nul n’est propriétaire des nids des loriots en haut des arbres. Quant aux arbres, ils ne sont pas simplement du matériau dont on pourrait disposer à l’envi, à n’importe quelle période, sous n’importe quel prétexte : nous sommes entrés dans l’anthropocène, les canicules s’enchaînent, le réchauffement climatique global est une réalité tangible, la biodiversité s’effondre, notre maison brûle, et on ne regarde que les limites du parcellaire foncier ? N’y a-t-il vraiment que cela qui importe en ce moment ?

Comme la plupart des habitants et des communautés concernés par l’entretien de nos milieux, nous faisons une différence entre d’une part les questions de propriété et de règlements, et d’autre part le fait de disposer à sa guise du vivant, des paysages, et des ressources nécessaires à toutes et tous pour affronter l’avenir. Nous savons tous et toutes que ce qui est légal n’est pas forcément acceptable ni légitime. Il a fallu des luttes pour rendre inacceptables, puis illégitimes, puis enfin illégales, des formes de violence et d’exploitation exercées sur des personnes faibles : les enfants, les femmes, autrui, et maintenant le vivant.

Ainsi, il n’est absolument plus acceptable de disposer en propriétaire foncier de l’ensemble des êtres vivants qui vivent et pratiquent une terre. Si la loi est en retard sur l’évidence de ces principes éthiques, mais aussi de savoirs rationnels, alors il est nécessaire de lutter pour changer la loi et pour cela, nous devons réagir, agir, transformer les normes.

Il se trouve d’ailleurs que Bonny -sur-Loire, et plus précisément le hameau des Loups et les bords de Loire, ont été le lieu d’activité de peintres rattachés à l’école de Barbizon. Or, ce sont ces peintres qui ont arraché au XIXème siècle, grâce à des luttes, les premières lois de protection des forêts, à Fontainebleau. Les instances de protection et de gestion de l’environnement n’existeraient tout simplement pas sans ces luttes anciennes qui se sont déroulées pour empêcher ce qui apparaissait légal à l’époque : déjà des coupes rases, dont les forestiers disaient qu’elles étaient nécessaires, et qu’elles se déroulaient sur des propriétés où il était légal qu’elle se déroulent. Mais heureusement, la longue lutte des peintres de Barbizon a sauvé la forêt de Fontainebleau de sa destruction programmée par des gestionnaires, et a transformé la loi. Ce qui était légal, est alors devenu illégitime puis illégal. Ne pas lutter aujourd’hui, à Bonny, serait une faute grave, une démission devant la réalité et l’urgence de la catastrophe environnementale en cours.

Ce qui se passe à Bonny se passe également ailleurs, à deux pas, à Ousson, mais aussi ailleurs, et plus loin, avec par exemple la destruction des berges, ou des haies un peu partout dans la région : l’indignation, la colère, sont fortes chez les habitants. Elles ne sont pas dues à des ignorances ou à des erreurs d’appréciation du parcellaire foncier. Elles sont légitimes et nécessaires.

Les particuliers et les collectifs qui se mobilisent en ce moment sont aussi des propriétaires de parcelles. Nous-mêmes, ainsi que plusieurs membres de notre association, sommes propriétaires de forêts à Bonny-sur-Loire, aux Loups, et même sur l’île des Loups, à deux pas des coupes en cours. Mais nous prenons soin des terres dont nous avons la responsabilité. Et même plus : certains d’entre nous s’empêchent de les exploiter ou de tirer un profit personnel de celles-ci (via une Obligation Réelle Environnementale, signée sous l’égide de l’ONG Agir pour l’environnement), car la valeur des haies, de la forêt, des berges, des oiseaux, des insectes, est inestimable, il est absolument nécessaire de les respecter en cette période critique. Le modèle de société qui a conduit à la surexploitation, au changement climatique, à la dégradation des milieux est condamné.

Si nous, particuliers qui nous mobilisons pendant nos temps de loisirs alors que nous pourrions plutôt profiter de nos vacances, si nous transformons nos vies face à la menace, si nous sommes amenés à réagir à ces destructions, à ressentir l’effroi, la colère et le désir que les chosent changent, comment pourrions-nous imaginer que les instances officielles de protection, ou que les élus et responsables du bien commun, ne nous comprennent pas et ne nous aident pas en actionnant tous les leviers à leur disposition ?

C’est pourquoi nous en appelons à tous les représentants de la puissance publique, et à toutes les instances de protection : il ne s’agit pas de simplement gérer en propriétaires légaux un foncier à rentabiliser : il s’agit de réellement faire en sorte que des coupes à blanc en pleine période de nidification ne soient simplement plus possibles. De faire en sorte qu’on ne méprise plus les habitants d’un lieu au point de leur interdire l’accès à des lieux de promenade et de découverte de la nature. De faire en sorte qu’on ne méprise plus le débat public et la démocratie au point de ne même pas juger utile de les informer d’une destruction de leur lieu de vie aussi radicale, aussi soudaine, sans leur donner la possibilité de réagir et de proposer des solutions plus écologiques, qui existent, car les coupes rases sont une absurdité, d’un autre âge. Ces manières totalement irrationnelles dans le contexte de l’anthropocène sont aujourd’hui inacceptables. Elles doivent changer, et nous allons lutter avec d’autres pour cela.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://bureau122.fr/2025/07/11/coupe-a-blanc-dans-le-sentier-des-iles-de-bonny/#comment-8251">Breton Frédéric</a>.</p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je vous réponds au nom de l&rsquo;association :</p>
<p>Les parcelles coupées dans la forêt alluviale de Bonny sur Loire appartiennent sans doute à des propriétaires privés. Encore faudrait-il le vérifier précisément, car nous n’avons à ce stade aucune certitude : le chantier est un chaos total, les bulldozers ont détruit tous les repères visuels et notamment le sentier de promenade des îles des Loups, et en l’absence de tout bornage, on ne peut que faire confiance aux commanditaires et opérateurs du chantier, ce qui ne va pas de soi. La demande de vérification du respect des parcelles du foncier, que nous avons faite au CEN par téléphone auprès d’un de vos salariés &#8211; qui nous a expliqué ne jamais être venu sur place et ne pas connaître le site &#8211; est restée lettre morte.</p>
<p>Par ailleurs, le sentier qui a été détruit était entretenu chaque année par un ou des salarié(s) du CEN : deux membres de notre association sont particulièrement bien placés pour le savoir, puisqu’ils sont d’anciens conservateurs bénévoles du CEN. Ces deux conservateurs bénévoles ont ainsi, pendant plusieurs années, informé le CEN de tous les dégâts intervenant sur ce sentier afin qu’il soit réparé. A cette époque, personne au CEN ne leur a dit de ne pas se mêler des parcelles privées. Bien au contraire : ils étaient supposés surveiller le territoire, indiquer aux quads et aux motos qu’ils ne devaient pas circuler sur ces parcelles où était situé le sentier aujourd’hui détruit. Quand le sentier était refait à neuf, le technicien du CEN les appelait pour les en informer et les féliciter d’avoir signalé les dégâts, y compris sur les parcelles privées où se situait le sentier. Il est donc mal venu de leur reprocher maintenant de se mêler de ce dont ils devaient se mêler autrefois.</p>
<p>Mais quoi qu’il en soit, nous n’avons pas besoin de savoir bureaucratiquement où nous posons le pied, ni sur quelle parcelle foncière, pour savoir que le chemin d’accès via la passerelle Desnoyers est une zone protégée, décrite comme telle dans différents sites et documents, dont le plan de gestion du CEN et les panneaux posés sur le sentier par le CEN : ce dispositif est explicitement destiné à faire ressentir au visiteur l’existence d’un système de protection de l’environnement. Les panneaux du CEN, à l’entrée du site et tout au long du sentier, indiquent clairement aux promeneurs la nécessité de faire attention : les chiens doivent être tenus en laisse, aucun engin motorisé n’est autorisé, des espèces fragiles y vivent, elles sont décrites et mises en image, etc.</p>
<p>Il est donc évident – ou cela devrait l’être &#8211; que l’action du CEN et des organismes de protection aux différentes échelles régionales et nationales ne se limite pas à la gestion de certaines des parcelles mais à la défense de l’intérêt général, y compris par un travail auprès de tous les acteurs, lorsque des pratiques portent atteinte à l’écosystème. Lorsque nous marchons sur les sentiers des îles de Bonny, nous ne changeons pas de principes selon que nous sommes à un endroit ou 100 mètres plus loin dans la même forêt. Nous ne nous débarrassons pas d’un instant à l’autre de ce que nous savons sur la situation de la biodiversité, nous ne nous rendons pas indifférents aux êtres vivants qui ignorent tout quant à eux des questions de propriété. Nous sommes les mêmes personnes ici et là.</p>
<p>Nul n’est propriétaire d’un paysage. Nul n’est propriétaire des nids des loriots en haut des arbres. Quant aux arbres, ils ne sont pas simplement du matériau dont on pourrait disposer à l’envi, à n’importe quelle période, sous n’importe quel prétexte : nous sommes entrés dans l’anthropocène, les canicules s’enchaînent, le réchauffement climatique global est une réalité tangible, la biodiversité s’effondre, notre maison brûle, et on ne regarde que les limites du parcellaire foncier ? N’y a-t-il vraiment que cela qui importe en ce moment ?</p>
<p>Comme la plupart des habitants et des communautés concernés par l’entretien de nos milieux, nous faisons une différence entre d’une part les questions de propriété et de règlements, et d’autre part le fait de disposer à sa guise du vivant, des paysages, et des ressources nécessaires à toutes et tous pour affronter l’avenir. Nous savons tous et toutes que ce qui est légal n’est pas forcément acceptable ni légitime. Il a fallu des luttes pour rendre inacceptables, puis illégitimes, puis enfin illégales, des formes de violence et d’exploitation exercées sur des personnes faibles : les enfants, les femmes, autrui, et maintenant le vivant.</p>
<p>Ainsi, il n’est absolument plus acceptable de disposer en propriétaire foncier de l’ensemble des êtres vivants qui vivent et pratiquent une terre. Si la loi est en retard sur l’évidence de ces principes éthiques, mais aussi de savoirs rationnels, alors il est nécessaire de lutter pour changer la loi et pour cela, nous devons réagir, agir, transformer les normes.</p>
<p>Il se trouve d’ailleurs que Bonny -sur-Loire, et plus précisément le hameau des Loups et les bords de Loire, ont été le lieu d’activité de peintres rattachés à l’école de Barbizon. Or, ce sont ces peintres qui ont arraché au XIXème siècle, grâce à des luttes, les premières lois de protection des forêts, à Fontainebleau. Les instances de protection et de gestion de l’environnement n’existeraient tout simplement pas sans ces luttes anciennes qui se sont déroulées pour empêcher ce qui apparaissait légal à l’époque : déjà des coupes rases, dont les forestiers disaient qu’elles étaient nécessaires, et qu’elles se déroulaient sur des propriétés où il était légal qu’elle se déroulent. Mais heureusement, la longue lutte des peintres de Barbizon a sauvé la forêt de Fontainebleau de sa destruction programmée par des gestionnaires, et a transformé la loi. Ce qui était légal, est alors devenu illégitime puis illégal. Ne pas lutter aujourd’hui, à Bonny, serait une faute grave, une démission devant la réalité et l’urgence de la catastrophe environnementale en cours.</p>
<p>Ce qui se passe à Bonny se passe également ailleurs, à deux pas, à Ousson, mais aussi ailleurs, et plus loin, avec par exemple la destruction des berges, ou des haies un peu partout dans la région : l’indignation, la colère, sont fortes chez les habitants. Elles ne sont pas dues à des ignorances ou à des erreurs d’appréciation du parcellaire foncier. Elles sont légitimes et nécessaires.</p>
<p>Les particuliers et les collectifs qui se mobilisent en ce moment sont aussi des propriétaires de parcelles. Nous-mêmes, ainsi que plusieurs membres de notre association, sommes propriétaires de forêts à Bonny-sur-Loire, aux Loups, et même sur l’île des Loups, à deux pas des coupes en cours. Mais nous prenons soin des terres dont nous avons la responsabilité. Et même plus : certains d’entre nous s’empêchent de les exploiter ou de tirer un profit personnel de celles-ci (via une Obligation Réelle Environnementale, signée sous l’égide de l’ONG Agir pour l’environnement), car la valeur des haies, de la forêt, des berges, des oiseaux, des insectes, est inestimable, il est absolument nécessaire de les respecter en cette période critique. Le modèle de société qui a conduit à la surexploitation, au changement climatique, à la dégradation des milieux est condamné.</p>
<p>Si nous, particuliers qui nous mobilisons pendant nos temps de loisirs alors que nous pourrions plutôt profiter de nos vacances, si nous transformons nos vies face à la menace, si nous sommes amenés à réagir à ces destructions, à ressentir l’effroi, la colère et le désir que les chosent changent, comment pourrions-nous imaginer que les instances officielles de protection, ou que les élus et responsables du bien commun, ne nous comprennent pas et ne nous aident pas en actionnant tous les leviers à leur disposition ?</p>
<p>C’est pourquoi nous en appelons à tous les représentants de la puissance publique, et à toutes les instances de protection : il ne s’agit pas de simplement gérer en propriétaires légaux un foncier à rentabiliser : il s’agit de réellement faire en sorte que des coupes à blanc en pleine période de nidification ne soient simplement plus possibles. De faire en sorte qu’on ne méprise plus les habitants d’un lieu au point de leur interdire l’accès à des lieux de promenade et de découverte de la nature. De faire en sorte qu’on ne méprise plus le débat public et la démocratie au point de ne même pas juger utile de les informer d’une destruction de leur lieu de vie aussi radicale, aussi soudaine, sans leur donner la possibilité de réagir et de proposer des solutions plus écologiques, qui existent, car les coupes rases sont une absurdité, d’un autre âge. Ces manières totalement irrationnelles dans le contexte de l’anthropocène sont aujourd’hui inacceptables. Elles doivent changer, et nous allons lutter avec d’autres pour cela.</p>
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		Commentaires sur Coupe à blanc dans le sentier des îles de Bonny par Nicolas		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 06:48:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Bonjour, il existe un cadre juridique concernant la destruction d&#039;habitats d&#039;espèces protégés et en particulier du moment ou cela peut se faire. Il faudrait porter plainte avec le constat de cette destruction,]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour, il existe un cadre juridique concernant la destruction d&rsquo;habitats d&rsquo;espèces protégés et en particulier du moment ou cela peut se faire. Il faudrait porter plainte avec le constat de cette destruction,</p>
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