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	Commentaires pour Bureau 122	</title>
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	<description>Ecologie, cultures, savoirs.</description>
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		<title>
		Commentaires sur Bureau 122 et les coupes rases à Bonny-sur-Loire dans la presse par Igor Babou		</title>
		<link>https://bureau122.fr/2025/09/08/bureau-122-et-les-coupes-rases-a-bonny-sur-loire-dans-la-presse/#comment-11564</link>

		<dc:creator><![CDATA[Igor Babou]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Sep 2025 07:35:00 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bureau122.fr/?p=1261#comment-11564</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://bureau122.fr/2025/09/08/bureau-122-et-les-coupes-rases-a-bonny-sur-loire-dans-la-presse/#comment-11436&quot;&gt;Breton Frédéric&lt;/a&gt;.

Bonjour,

Nous sommes heureux que vous exprimez le fait que la coupe n’aurait pas du avoir lieu au début du mois de juillet, et que vous le regrettiez car c’est une période sensible pour la faune. Nous avons en effet été  surpris, déçus, non pas que le CEN ne soit pas plus militant, mais que ces coupes soient considérées de votre point de vue comme étant strictement l’affaire des exploitants. D’autres collègues, scientifiques, réagissent en soulignant le désastre qu’elles représentent. Nous avons  relayés les arguments scientifiques et juridiques de personnalités comme &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Henri_Gouyon&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow ugc&quot;&gt;Pierre-Henri Gouyon&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;https://www.sudouest.fr/culture/on-a-lu-sous-les-arbres-du-chercheur-jacques-tassin-une-ode-aux-pouvoirs-des-forets-25709015.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow ugc&quot;&gt;Jacques Tassin&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;https://www.leparisien.fr/pyrenees-orientales-66/contre-les-pesticides-une-longue-marche-entre-la-foret-de-la-massane-et-paris-15-01-2024-WMCFU6H53NBNLHBKNL6S35UKOM.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow ugc&quot;&gt;Joseph Garrigue&lt;/a&gt;, puisque notre pétition a été co-rédigée par ces scientifiques, et puisque que Joseph Garrigue a réalisé une &lt;a href=&quot;https://bureau122.fr/2025/07/19/en-complement-de-la-petition-halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire-par-joseph-garrigues/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;ugc&quot;&gt;expertise&lt;/a&gt; du site de la coupe (avant sa destruction) où il vous interpelle aussi. 

Nous-mêmes, sommes également des scientifiques formés initialement à l&#039;écologie, l&#039;une étant actuellement professeure au Muséum national d&#039;Histoire naturelle (Joëlle Le Marec), et l&#039;autre professeur à l&#039;université Paris Cité (moi-même, Igor Babou), et nous avons été Conservateurs bénévoles au sein du CEN. Nous ne réagissons pas uniquement parce que nous serions &quot;bouleversés&quot; par le changement de notre environnement. Nous &lt;em&gt;savons&lt;/em&gt; que les coupes rases sont aujourd’hui inacceptables, même si elles sont encore légales. Quant aux autres membres ou sympathisants de notre association qui vivent sur place ou dans la région, ils et elles n&#039;ont pas besoin d&#039;être des scientifiques pour connaitre très bien le site, ses espèces végétales et animales et son écosystème, et être extrêmement choqués par ce qui s&#039;y est passé et par la destruction radicale du vivant et du paysage à laquelle ils et elles ont pu assister.

Notre action en faveur de l&#039;environnement est ancienne, et ne se résume pas à une émotion suite à ces coupes rases, ni à une &quot;obsession&quot; à l&#039;égard du CEN (si tel avait été le cas, pourquoi aurions nous demandé à devenir Conservateurs bénévoles au CEN ?) : vous ne pouvez l&#039;ignorer puisque nous avons organisé des cycles de &lt;a href=&quot;https://bureau122.fr/category/evenements/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;ugc&quot;&gt;conférences scientifiques et des ciné-débats grand public&lt;/a&gt; notamment sur le thème des forêts, dans lesquels nous avons régulièrement proposé au CEN d&#039;intervenir, sans jamais obtenir de réponse, ce qui nous a beaucoup interrogé.

Nous estimons toutes et tous que ne pas lutter - et ne pas soutenir une association en lutte contre les coupes rases effectuées à deux pas de votre site - est une faute puisqu’il aurait été possible de faire autrement. D’ailleurs, vos documents techniques défendent eux-mêmes la nécessité de protéger le site.

Notre action en faveur de l’environnement est soutenue par des institutions, des associations et des collectifs aussi bien au plan local, régional que national. Elle s’inscrit dans la durée et nous resterons vigilants à l’avenir, et en lutte contre la destruction du vivant, des écosystèmes et des paysages. Comme  bien des acteurs, élus, et habitants d’autres régions, nous utiliserons les méthodes légales et pacifiques que nous avons mis en œuvre pour protester contre les coupes rases de Bonny-sur-Loire (expertise scientifique, pétitions, plaidoyer, médiatisation et réseaux sociaux) pour faire changer un cadre juridique et des pratiques maintenant obsolètes et inadaptés à la nouvelle donne de l’effondrement de la biodiversité et du changement climatique global.

Notez enfin que &lt;a href=&quot;https://agir.greenvoice.fr/petitions/halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow ugc&quot;&gt;notre pétition a quasiment atteint 4000 signataires&lt;/a&gt;, signe que les choses changent dans la perception du public : les lois peuvent être changées.

Nous restons cependant à votre écoute et disponibles pour vous aider à changer de stratégie dans le cas où vous seriez intéressés par le temps et l’énergie que nous dépensons pour la protection de la biodiversité et la transformation des modes de gestion des forêts.

Igor Babou
professeur à l&#039;université Paris Cité, membre du Ladyss (UMR CNRS 7533) pour Bureau 122]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://bureau122.fr/2025/09/08/bureau-122-et-les-coupes-rases-a-bonny-sur-loire-dans-la-presse/#comment-11436">Breton Frédéric</a>.</p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Nous sommes heureux que vous exprimez le fait que la coupe n’aurait pas du avoir lieu au début du mois de juillet, et que vous le regrettiez car c’est une période sensible pour la faune. Nous avons en effet été  surpris, déçus, non pas que le CEN ne soit pas plus militant, mais que ces coupes soient considérées de votre point de vue comme étant strictement l’affaire des exploitants. D’autres collègues, scientifiques, réagissent en soulignant le désastre qu’elles représentent. Nous avons  relayés les arguments scientifiques et juridiques de personnalités comme <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Henri_Gouyon" target="_blank" rel="nofollow ugc">Pierre-Henri Gouyon</a>, <a href="https://www.sudouest.fr/culture/on-a-lu-sous-les-arbres-du-chercheur-jacques-tassin-une-ode-aux-pouvoirs-des-forets-25709015.php" target="_blank" rel="nofollow ugc">Jacques Tassin</a> et <a href="https://www.leparisien.fr/pyrenees-orientales-66/contre-les-pesticides-une-longue-marche-entre-la-foret-de-la-massane-et-paris-15-01-2024-WMCFU6H53NBNLHBKNL6S35UKOM.php" target="_blank" rel="nofollow ugc">Joseph Garrigue</a>, puisque notre pétition a été co-rédigée par ces scientifiques, et puisque que Joseph Garrigue a réalisé une <a href="https://bureau122.fr/2025/07/19/en-complement-de-la-petition-halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire-par-joseph-garrigues/" target="_blank" rel="ugc">expertise</a> du site de la coupe (avant sa destruction) où il vous interpelle aussi. </p>
<p>Nous-mêmes, sommes également des scientifiques formés initialement à l&rsquo;écologie, l&rsquo;une étant actuellement professeure au Muséum national d&rsquo;Histoire naturelle (Joëlle Le Marec), et l&rsquo;autre professeur à l&rsquo;université Paris Cité (moi-même, Igor Babou), et nous avons été Conservateurs bénévoles au sein du CEN. Nous ne réagissons pas uniquement parce que nous serions « bouleversés » par le changement de notre environnement. Nous <em>savons</em> que les coupes rases sont aujourd’hui inacceptables, même si elles sont encore légales. Quant aux autres membres ou sympathisants de notre association qui vivent sur place ou dans la région, ils et elles n&rsquo;ont pas besoin d&rsquo;être des scientifiques pour connaitre très bien le site, ses espèces végétales et animales et son écosystème, et être extrêmement choqués par ce qui s&rsquo;y est passé et par la destruction radicale du vivant et du paysage à laquelle ils et elles ont pu assister.</p>
<p>Notre action en faveur de l&rsquo;environnement est ancienne, et ne se résume pas à une émotion suite à ces coupes rases, ni à une « obsession » à l&rsquo;égard du CEN (si tel avait été le cas, pourquoi aurions nous demandé à devenir Conservateurs bénévoles au CEN ?) : vous ne pouvez l&rsquo;ignorer puisque nous avons organisé des cycles de <a href="https://bureau122.fr/category/evenements/" target="_blank" rel="ugc">conférences scientifiques et des ciné-débats grand public</a> notamment sur le thème des forêts, dans lesquels nous avons régulièrement proposé au CEN d&rsquo;intervenir, sans jamais obtenir de réponse, ce qui nous a beaucoup interrogé.</p>
<p>Nous estimons toutes et tous que ne pas lutter &#8211; et ne pas soutenir une association en lutte contre les coupes rases effectuées à deux pas de votre site &#8211; est une faute puisqu’il aurait été possible de faire autrement. D’ailleurs, vos documents techniques défendent eux-mêmes la nécessité de protéger le site.</p>
<p>Notre action en faveur de l’environnement est soutenue par des institutions, des associations et des collectifs aussi bien au plan local, régional que national. Elle s’inscrit dans la durée et nous resterons vigilants à l’avenir, et en lutte contre la destruction du vivant, des écosystèmes et des paysages. Comme  bien des acteurs, élus, et habitants d’autres régions, nous utiliserons les méthodes légales et pacifiques que nous avons mis en œuvre pour protester contre les coupes rases de Bonny-sur-Loire (expertise scientifique, pétitions, plaidoyer, médiatisation et réseaux sociaux) pour faire changer un cadre juridique et des pratiques maintenant obsolètes et inadaptés à la nouvelle donne de l’effondrement de la biodiversité et du changement climatique global.</p>
<p>Notez enfin que <a href="https://agir.greenvoice.fr/petitions/halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire" target="_blank" rel="nofollow ugc">notre pétition a quasiment atteint 4000 signataires</a>, signe que les choses changent dans la perception du public : les lois peuvent être changées.</p>
<p>Nous restons cependant à votre écoute et disponibles pour vous aider à changer de stratégie dans le cas où vous seriez intéressés par le temps et l’énergie que nous dépensons pour la protection de la biodiversité et la transformation des modes de gestion des forêts.</p>
<p>Igor Babou<br />
professeur à l&rsquo;université Paris Cité, membre du Ladyss (UMR CNRS 7533) pour Bureau 122</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Commentaires sur Bureau 122 et les coupes rases à Bonny-sur-Loire dans la presse par Breton Frédéric		</title>
		<link>https://bureau122.fr/2025/09/08/bureau-122-et-les-coupes-rases-a-bonny-sur-loire-dans-la-presse/#comment-11436</link>

		<dc:creator><![CDATA[Breton Frédéric]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 07:18:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Bonjour,

Reconnaissons une certaine constance dans l’obsession à dénigrer le Conservatoire d’espaces naturels Centre-Val de Loire qui, de son côté, s’est bien gardé d’émettre toute critique à votre endroit. Notre action concerne 189 aires protégées à l’échelle régionale, avec des enjeux forts et qui mobilisent notre énergie et nos moyens. Ces aires protégées s’inscrivent dans des territoires où prennent place des activités humaines vis-à-vis desquelles, quand elles sont parfaitement légales, nous n’avons rien à redire si ce n’est regretter que les textes et lois ne permettent pas une meilleure prise en compte de la biodiversité dans ces activités.

A ce sujet, sur le plan factuel, un minimum de rigueur dans votre revue de presse vous aurait fait citer le Président du Cen Centre-Val de Loire qui a exprimé à France Bleue « regretter que la coupe ait eu lieu au début du mois de juillet. Une période de haute sensibilité pour la faune ».

Cette exploitation de bois a bouleversé votre environnement, c’est un fait autant qu’elle a eu un impact sur les espèces qui y vivaient. Et c’est un fait également que la légalité de cette coupe n’est à ce jour pas remise en cause par l’administration. Vous estimez que le Cen CVL n’est pas assez militant. Nos modes d’intervention ne vous conviennent pas. Il reste incontestable que la préservation de la biodiversité est l’essence même de l’action des Conservatoires depuis plus de 50 ans. Les chiffres clefs de notre intervention sont à disposition de qui souhaite les trouver : www.cen-centrevaldeloire.org .

F. Breton
Directeur du Cen CVL]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Reconnaissons une certaine constance dans l’obsession à dénigrer le Conservatoire d’espaces naturels Centre-Val de Loire qui, de son côté, s’est bien gardé d’émettre toute critique à votre endroit. Notre action concerne 189 aires protégées à l’échelle régionale, avec des enjeux forts et qui mobilisent notre énergie et nos moyens. Ces aires protégées s’inscrivent dans des territoires où prennent place des activités humaines vis-à-vis desquelles, quand elles sont parfaitement légales, nous n’avons rien à redire si ce n’est regretter que les textes et lois ne permettent pas une meilleure prise en compte de la biodiversité dans ces activités.</p>
<p>A ce sujet, sur le plan factuel, un minimum de rigueur dans votre revue de presse vous aurait fait citer le Président du Cen Centre-Val de Loire qui a exprimé à France Bleue « regretter que la coupe ait eu lieu au début du mois de juillet. Une période de haute sensibilité pour la faune ».</p>
<p>Cette exploitation de bois a bouleversé votre environnement, c’est un fait autant qu’elle a eu un impact sur les espèces qui y vivaient. Et c’est un fait également que la légalité de cette coupe n’est à ce jour pas remise en cause par l’administration. Vous estimez que le Cen CVL n’est pas assez militant. Nos modes d’intervention ne vous conviennent pas. Il reste incontestable que la préservation de la biodiversité est l’essence même de l’action des Conservatoires depuis plus de 50 ans. Les chiffres clefs de notre intervention sont à disposition de qui souhaite les trouver : <a href="http://www.cen-centrevaldeloire.org" rel="nofollow ugc">http://www.cen-centrevaldeloire.org</a> .</p>
<p>F. Breton<br />
Directeur du Cen CVL</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Commentaires sur Coupes rases à Bonny : une photographe témoigne par Catherine Fumé		</title>
		<link>https://bureau122.fr/2025/07/24/coupes-rases-a-bonny-une-photographe-temoigne/#comment-9550</link>

		<dc:creator><![CDATA[Catherine Fumé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jul 2025 18:37:55 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bureau122.fr/?p=1190#comment-9550</guid>

					<description><![CDATA[Merci Marie Chantal pour ces photos qui témoignent de toute la vie qui tente de survivre en ces lieux!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Merci Marie Chantal pour ces photos qui témoignent de toute la vie qui tente de survivre en ces lieux!</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Commentaires sur Projet de centrale agrivoltaïque à Bonny-sur-Loire : la réponse de Bureau 122 à l&#8217;enquête publique par Carrier Fred		</title>
		<link>https://bureau122.fr/2024/03/18/centrale-agrivoltaique-a-bonny-sur-loire-la-reponse-de-bureau-122-a-lenquete-publique/#comment-9468</link>

		<dc:creator><![CDATA[Carrier Fred]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 10:36:57 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bureau122.fr/?p=863#comment-9468</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://bureau122.fr/2024/03/18/centrale-agrivoltaique-a-bonny-sur-loire-la-reponse-de-bureau-122-a-lenquete-publique/#comment-423&quot;&gt;Mecheriki Nicolas&lt;/a&gt;.

Bonjour Nicolas,
Certains économistes de la construction admettent que cette solution &quot;de bon sens&quot; (utiliser des m² inutiles) ne serait jamais rentable économiquement : aux frais d&#039;acheminement réduit s&#039;opposeraient des frais d&#039;installation trop élevés, ainsi que les coûts de maintenance (nettoyages pour conserver la performance, hors remplacement à 25 ans mini), ainsi qu&#039;un relatif éparpillement des installations...
Mais tel est celui des distribués !
Ainsi, comme les avis divergent (https://www.guidephotovoltaique.fr) selon le financement d&#039;un projet de ferme vs. une autre distribution dite &quot;décentralisée&quot; : on ne peut pas de trancher sans savoir le résultat de l&#039;équation pour chaque projet à surface équivalente : [installation + maintenance + administratif*] - subventions - crédit d&#039;impôt - (exploitation*durée) 

*temps pour gérer plusieurs propriétaires plutôt qu&#039;un seul]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://bureau122.fr/2024/03/18/centrale-agrivoltaique-a-bonny-sur-loire-la-reponse-de-bureau-122-a-lenquete-publique/#comment-423">Mecheriki Nicolas</a>.</p>
<p>Bonjour Nicolas,<br />
Certains économistes de la construction admettent que cette solution « de bon sens » (utiliser des m² inutiles) ne serait jamais rentable économiquement : aux frais d&rsquo;acheminement réduit s&rsquo;opposeraient des frais d&rsquo;installation trop élevés, ainsi que les coûts de maintenance (nettoyages pour conserver la performance, hors remplacement à 25 ans mini), ainsi qu&rsquo;un relatif éparpillement des installations&#8230;<br />
Mais tel est celui des distribués !<br />
Ainsi, comme les avis divergent (<a href="https://www.guidephotovoltaique.fr" rel="nofollow ugc">https://www.guidephotovoltaique.fr</a>) selon le financement d&rsquo;un projet de ferme vs. une autre distribution dite « décentralisée » : on ne peut pas de trancher sans savoir le résultat de l&rsquo;équation pour chaque projet à surface équivalente : [installation + maintenance + administratif*] &#8211; subventions &#8211; crédit d&rsquo;impôt &#8211; (exploitation*durée) </p>
<p>*temps pour gérer plusieurs propriétaires plutôt qu&rsquo;un seul</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Commentaires sur Coupes rases à Bonny : témoignage de Catherine Fumé par Fumé Pascale		</title>
		<link>https://bureau122.fr/2025/07/25/coupes-rases-a-bonny-temoignage-de-catherine-fume/#comment-9255</link>

		<dc:creator><![CDATA[Fumé Pascale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 16:19:22 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bureau122.fr/?p=1202#comment-9255</guid>

					<description><![CDATA[Merci Catherine, 
Très beau témoignage et je reconnais que cette balade entre Cheuille et Loire était très belle et apaisante. Quelle tristesse de détruire ces lieux!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Merci Catherine,<br />
Très beau témoignage et je reconnais que cette balade entre Cheuille et Loire était très belle et apaisante. Quelle tristesse de détruire ces lieux!</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Commentaires sur En complément de la pétition : « Halte au massacre de la forêt des îles de Bonny-sur-Loire », par Joseph Garrigue par Igor Babou		</title>
		<link>https://bureau122.fr/2025/07/19/en-complement-de-la-petition-halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire-par-joseph-garrigues/#comment-9021</link>

		<dc:creator><![CDATA[Igor Babou]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Jul 2025 07:31:15 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bureau122.fr/?p=1168#comment-9021</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://bureau122.fr/2025/07/19/en-complement-de-la-petition-halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire-par-joseph-garrigues/#comment-8865&quot;&gt;???&lt;/a&gt;.

Si, d&#039;après le diagnostic environnemental effectué par un spécialiste conservateur d&#039;une forêt inscrite au patrimoine mondial depuis les années 1970, il ne s&#039;agissait plus d&#039;une peupleraie mais bien d&#039;une forêt mixte. Je cite &quot;la désignation cadastrale de « plantation » seule ne tient pas au constat réalisé sur place avec la présence de nombreuses espèces spontanées comme le chêne, les saules, les ormes et nombreuses autres essences présentes. La photo illustrant les coupes sur la pétition mise en ligne est tout à fait explicite sur ce point et montre clairement des boisements mixtes et diversifiés. On n’est donc pas sous le coup des autorisations possibles pour une plantation exclusive de peupliers mais bien en partie dans des boisements mixtes qui ont prévalu à la désignation d’une ZNIEFF, d’une ZPS et d’une ZSC (Natura 2000&quot;
Voyez ici : https://bureau122.fr/2025/07/19/en-complement-de-la-petition-halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire-par-joseph-garrigues/]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://bureau122.fr/2025/07/19/en-complement-de-la-petition-halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire-par-joseph-garrigues/#comment-8865">???</a>.</p>
<p>Si, d&rsquo;après le diagnostic environnemental effectué par un spécialiste conservateur d&rsquo;une forêt inscrite au patrimoine mondial depuis les années 1970, il ne s&rsquo;agissait plus d&rsquo;une peupleraie mais bien d&rsquo;une forêt mixte. Je cite « la désignation cadastrale de « plantation » seule ne tient pas au constat réalisé sur place avec la présence de nombreuses espèces spontanées comme le chêne, les saules, les ormes et nombreuses autres essences présentes. La photo illustrant les coupes sur la pétition mise en ligne est tout à fait explicite sur ce point et montre clairement des boisements mixtes et diversifiés. On n’est donc pas sous le coup des autorisations possibles pour une plantation exclusive de peupliers mais bien en partie dans des boisements mixtes qui ont prévalu à la désignation d’une ZNIEFF, d’une ZPS et d’une ZSC (Natura 2000 »<br />
Voyez ici : <a href="https://bureau122.fr/2025/07/19/en-complement-de-la-petition-halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire-par-joseph-garrigues/" rel="ugc">https://bureau122.fr/2025/07/19/en-complement-de-la-petition-halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire-par-joseph-garrigues/</a></p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Commentaires sur En complément de la pétition : « Halte au massacre de la forêt des îles de Bonny-sur-Loire », par Joseph Garrigue par ???		</title>
		<link>https://bureau122.fr/2025/07/19/en-complement-de-la-petition-halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire-par-joseph-garrigues/#comment-8865</link>

		<dc:creator><![CDATA[???]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jul 2025 18:24:49 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bureau122.fr/?p=1168#comment-8865</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://bureau122.fr/2025/07/19/en-complement-de-la-petition-halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire-par-joseph-garrigues/#comment-8693&quot;&gt;christiane palustran&lt;/a&gt;.

Ce n&#039;est pas une forêt mais une peupleraie...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://bureau122.fr/2025/07/19/en-complement-de-la-petition-halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire-par-joseph-garrigues/#comment-8693">christiane palustran</a>.</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas une forêt mais une peupleraie&#8230;</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Commentaires sur En complément de la pétition : « Halte au massacre de la forêt des îles de Bonny-sur-Loire », par Joseph Garrigue par christiane palustran		</title>
		<link>https://bureau122.fr/2025/07/19/en-complement-de-la-petition-halte-au-massacre-de-la-foret-des-iles-de-bonny-sur-loire-par-joseph-garrigues/#comment-8693</link>

		<dc:creator><![CDATA[christiane palustran]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Jul 2025 07:47:06 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bureau122.fr/?p=1168#comment-8693</guid>

					<description><![CDATA[<img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f44d.png" alt="👍" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f44d.png" alt="👍" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f44d.png" alt="👍" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f44d.png" alt="👍" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>👍👍👍👍</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Commentaires sur Coupe à blanc dans le sentier des îles de Bonny par Igor Babou		</title>
		<link>https://bureau122.fr/2025/07/11/coupe-a-blanc-dans-le-sentier-des-iles-de-bonny/#comment-8452</link>

		<dc:creator><![CDATA[Igor Babou]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jul 2025 10:11:40 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bureau122.fr/?p=1110#comment-8452</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://bureau122.fr/2025/07/11/coupe-a-blanc-dans-le-sentier-des-iles-de-bonny/#comment-8251&quot;&gt;Breton Frédéric&lt;/a&gt;.

Bonjour,

Je vous réponds au nom de l&#039;association :

Les parcelles coupées dans la forêt alluviale de Bonny sur Loire appartiennent sans doute à des propriétaires privés. Encore faudrait-il le vérifier précisément, car nous n’avons à ce stade aucune certitude : le chantier est un chaos total, les bulldozers ont détruit tous les repères visuels et notamment le sentier de promenade des îles des Loups, et en l’absence de tout bornage, on ne peut que faire confiance aux commanditaires et opérateurs du chantier, ce qui ne va pas de soi. La demande de vérification du respect des parcelles du foncier, que nous avons faite au CEN par téléphone auprès d’un de vos salariés - qui nous a expliqué ne jamais être venu sur place et ne pas connaître le site - est restée lettre morte.

Par ailleurs, le sentier qui a été détruit était entretenu chaque année par un ou des salarié(s) du CEN : deux membres de notre association sont particulièrement bien placés pour le savoir, puisqu’ils sont d’anciens conservateurs bénévoles du CEN. Ces deux conservateurs bénévoles ont ainsi, pendant plusieurs années, informé le CEN de tous les dégâts intervenant sur ce sentier afin qu’il soit réparé. A cette époque, personne au CEN ne leur a dit de ne pas se mêler des parcelles privées. Bien au contraire : ils étaient supposés surveiller le territoire, indiquer aux quads et aux motos qu’ils ne devaient pas circuler sur ces parcelles où était situé le sentier aujourd’hui détruit. Quand le sentier était refait à neuf, le technicien du CEN les appelait pour les en informer et les féliciter d’avoir signalé les dégâts, y compris sur les parcelles privées où se situait le sentier. Il est donc mal venu de leur reprocher maintenant de se mêler de ce dont ils devaient se mêler autrefois.

Mais quoi qu’il en soit, nous n’avons pas besoin de savoir bureaucratiquement où nous posons le pied, ni sur quelle parcelle foncière, pour savoir que le chemin d’accès via la passerelle Desnoyers est une zone protégée, décrite comme telle dans différents sites et documents, dont le plan de gestion du CEN et les panneaux posés sur le sentier par le CEN : ce dispositif est explicitement destiné à faire ressentir au visiteur l’existence d’un système de protection de l’environnement. Les panneaux du CEN, à l’entrée du site et tout au long du sentier, indiquent clairement aux promeneurs la nécessité de faire attention : les chiens doivent être tenus en laisse, aucun engin motorisé n’est autorisé, des espèces fragiles y vivent, elles sont décrites et mises en image, etc.

Il est donc évident – ou cela devrait l’être - que l’action du CEN et des organismes de protection aux différentes échelles régionales et nationales ne se limite pas à la gestion de certaines des parcelles mais à la défense de l’intérêt général, y compris par un travail auprès de tous les acteurs, lorsque des pratiques portent atteinte à l’écosystème. Lorsque nous marchons sur les sentiers des îles de Bonny, nous ne changeons pas de principes selon que nous sommes à un endroit ou 100 mètres plus loin dans la même forêt. Nous ne nous débarrassons pas d’un instant à l’autre de ce que nous savons sur la situation de la biodiversité, nous ne nous rendons pas indifférents aux êtres vivants qui ignorent tout quant à eux des questions de propriété. Nous sommes les mêmes personnes ici et là.

Nul n’est propriétaire d’un paysage. Nul n’est propriétaire des nids des loriots en haut des arbres. Quant aux arbres, ils ne sont pas simplement du matériau dont on pourrait disposer à l’envi, à n’importe quelle période, sous n’importe quel prétexte : nous sommes entrés dans l’anthropocène, les canicules s’enchaînent, le réchauffement climatique global est une réalité tangible, la biodiversité s’effondre, notre maison brûle, et on ne regarde que les limites du parcellaire foncier ? N’y a-t-il vraiment que cela qui importe en ce moment ?

Comme la plupart des habitants et des communautés concernés par l’entretien de nos milieux, nous faisons une différence entre d’une part les questions de propriété et de règlements, et d’autre part le fait de disposer à sa guise du vivant, des paysages, et des ressources nécessaires à toutes et tous pour affronter l’avenir. Nous savons tous et toutes que ce qui est légal n’est pas forcément acceptable ni légitime. Il a fallu des luttes pour rendre inacceptables, puis illégitimes, puis enfin illégales, des formes de violence et d’exploitation exercées sur des personnes faibles : les enfants, les femmes, autrui, et maintenant le vivant.

Ainsi, il n’est absolument plus acceptable de disposer en propriétaire foncier de l’ensemble des êtres vivants qui vivent et pratiquent une terre. Si la loi est en retard sur l’évidence de ces principes éthiques, mais aussi de savoirs rationnels, alors il est nécessaire de lutter pour changer la loi et pour cela, nous devons réagir, agir, transformer les normes.

Il se trouve d’ailleurs que Bonny -sur-Loire, et plus précisément le hameau des Loups et les bords de Loire, ont été le lieu d’activité de peintres rattachés à l’école de Barbizon. Or, ce sont ces peintres qui ont arraché au XIXème siècle, grâce à des luttes, les premières lois de protection des forêts, à Fontainebleau. Les instances de protection et de gestion de l’environnement n’existeraient tout simplement pas sans ces luttes anciennes qui se sont déroulées pour empêcher ce qui apparaissait légal à l’époque : déjà des coupes rases, dont les forestiers disaient qu’elles étaient nécessaires, et qu’elles se déroulaient sur des propriétés où il était légal qu’elle se déroulent. Mais heureusement, la longue lutte des peintres de Barbizon a sauvé la forêt de Fontainebleau de sa destruction programmée par des gestionnaires, et a transformé la loi. Ce qui était légal, est alors devenu illégitime puis illégal. Ne pas lutter aujourd’hui, à Bonny, serait une faute grave, une démission devant la réalité et l’urgence de la catastrophe environnementale en cours.

Ce qui se passe à Bonny se passe également ailleurs, à deux pas, à Ousson, mais aussi ailleurs, et plus loin, avec par exemple la destruction des berges, ou des haies un peu partout dans la région : l’indignation, la colère, sont fortes chez les habitants. Elles ne sont pas dues à des ignorances ou à des erreurs d’appréciation du parcellaire foncier. Elles sont légitimes et nécessaires.

Les particuliers et les collectifs qui se mobilisent en ce moment sont aussi des propriétaires de parcelles. Nous-mêmes, ainsi que plusieurs membres de notre association, sommes propriétaires de forêts à Bonny-sur-Loire, aux Loups, et même sur l’île des Loups, à deux pas des coupes en cours. Mais nous prenons soin des terres dont nous avons la responsabilité. Et même plus : certains d’entre nous s’empêchent de les exploiter ou de tirer un profit personnel de celles-ci (via une Obligation Réelle Environnementale, signée sous l’égide de l’ONG Agir pour l’environnement), car la valeur des haies, de la forêt, des berges, des oiseaux, des insectes, est inestimable, il est absolument nécessaire de les respecter en cette période critique. Le modèle de société qui a conduit à la surexploitation, au changement climatique, à la dégradation des milieux est condamné.

Si nous, particuliers qui nous mobilisons pendant nos temps de loisirs alors que nous pourrions plutôt profiter de nos vacances, si nous transformons nos vies face à la menace, si nous sommes amenés à réagir à ces destructions, à ressentir l’effroi, la colère et le désir que les chosent changent, comment pourrions-nous imaginer que les instances officielles de protection, ou que les élus et responsables du bien commun, ne nous comprennent pas et ne nous aident pas en actionnant tous les leviers à leur disposition ?

C’est pourquoi nous en appelons à tous les représentants de la puissance publique, et à toutes les instances de protection : il ne s’agit pas de simplement gérer en propriétaires légaux un foncier à rentabiliser : il s’agit de réellement faire en sorte que des coupes à blanc en pleine période de nidification ne soient simplement plus possibles. De faire en sorte qu’on ne méprise plus les habitants d’un lieu au point de leur interdire l’accès à des lieux de promenade et de découverte de la nature. De faire en sorte qu’on ne méprise plus le débat public et la démocratie au point de ne même pas juger utile de les informer d’une destruction de leur lieu de vie aussi radicale, aussi soudaine, sans leur donner la possibilité de réagir et de proposer des solutions plus écologiques, qui existent, car les coupes rases sont une absurdité, d’un autre âge. Ces manières totalement irrationnelles dans le contexte de l’anthropocène sont aujourd’hui inacceptables. Elles doivent changer, et nous allons lutter avec d’autres pour cela.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://bureau122.fr/2025/07/11/coupe-a-blanc-dans-le-sentier-des-iles-de-bonny/#comment-8251">Breton Frédéric</a>.</p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je vous réponds au nom de l&rsquo;association :</p>
<p>Les parcelles coupées dans la forêt alluviale de Bonny sur Loire appartiennent sans doute à des propriétaires privés. Encore faudrait-il le vérifier précisément, car nous n’avons à ce stade aucune certitude : le chantier est un chaos total, les bulldozers ont détruit tous les repères visuels et notamment le sentier de promenade des îles des Loups, et en l’absence de tout bornage, on ne peut que faire confiance aux commanditaires et opérateurs du chantier, ce qui ne va pas de soi. La demande de vérification du respect des parcelles du foncier, que nous avons faite au CEN par téléphone auprès d’un de vos salariés &#8211; qui nous a expliqué ne jamais être venu sur place et ne pas connaître le site &#8211; est restée lettre morte.</p>
<p>Par ailleurs, le sentier qui a été détruit était entretenu chaque année par un ou des salarié(s) du CEN : deux membres de notre association sont particulièrement bien placés pour le savoir, puisqu’ils sont d’anciens conservateurs bénévoles du CEN. Ces deux conservateurs bénévoles ont ainsi, pendant plusieurs années, informé le CEN de tous les dégâts intervenant sur ce sentier afin qu’il soit réparé. A cette époque, personne au CEN ne leur a dit de ne pas se mêler des parcelles privées. Bien au contraire : ils étaient supposés surveiller le territoire, indiquer aux quads et aux motos qu’ils ne devaient pas circuler sur ces parcelles où était situé le sentier aujourd’hui détruit. Quand le sentier était refait à neuf, le technicien du CEN les appelait pour les en informer et les féliciter d’avoir signalé les dégâts, y compris sur les parcelles privées où se situait le sentier. Il est donc mal venu de leur reprocher maintenant de se mêler de ce dont ils devaient se mêler autrefois.</p>
<p>Mais quoi qu’il en soit, nous n’avons pas besoin de savoir bureaucratiquement où nous posons le pied, ni sur quelle parcelle foncière, pour savoir que le chemin d’accès via la passerelle Desnoyers est une zone protégée, décrite comme telle dans différents sites et documents, dont le plan de gestion du CEN et les panneaux posés sur le sentier par le CEN : ce dispositif est explicitement destiné à faire ressentir au visiteur l’existence d’un système de protection de l’environnement. Les panneaux du CEN, à l’entrée du site et tout au long du sentier, indiquent clairement aux promeneurs la nécessité de faire attention : les chiens doivent être tenus en laisse, aucun engin motorisé n’est autorisé, des espèces fragiles y vivent, elles sont décrites et mises en image, etc.</p>
<p>Il est donc évident – ou cela devrait l’être &#8211; que l’action du CEN et des organismes de protection aux différentes échelles régionales et nationales ne se limite pas à la gestion de certaines des parcelles mais à la défense de l’intérêt général, y compris par un travail auprès de tous les acteurs, lorsque des pratiques portent atteinte à l’écosystème. Lorsque nous marchons sur les sentiers des îles de Bonny, nous ne changeons pas de principes selon que nous sommes à un endroit ou 100 mètres plus loin dans la même forêt. Nous ne nous débarrassons pas d’un instant à l’autre de ce que nous savons sur la situation de la biodiversité, nous ne nous rendons pas indifférents aux êtres vivants qui ignorent tout quant à eux des questions de propriété. Nous sommes les mêmes personnes ici et là.</p>
<p>Nul n’est propriétaire d’un paysage. Nul n’est propriétaire des nids des loriots en haut des arbres. Quant aux arbres, ils ne sont pas simplement du matériau dont on pourrait disposer à l’envi, à n’importe quelle période, sous n’importe quel prétexte : nous sommes entrés dans l’anthropocène, les canicules s’enchaînent, le réchauffement climatique global est une réalité tangible, la biodiversité s’effondre, notre maison brûle, et on ne regarde que les limites du parcellaire foncier ? N’y a-t-il vraiment que cela qui importe en ce moment ?</p>
<p>Comme la plupart des habitants et des communautés concernés par l’entretien de nos milieux, nous faisons une différence entre d’une part les questions de propriété et de règlements, et d’autre part le fait de disposer à sa guise du vivant, des paysages, et des ressources nécessaires à toutes et tous pour affronter l’avenir. Nous savons tous et toutes que ce qui est légal n’est pas forcément acceptable ni légitime. Il a fallu des luttes pour rendre inacceptables, puis illégitimes, puis enfin illégales, des formes de violence et d’exploitation exercées sur des personnes faibles : les enfants, les femmes, autrui, et maintenant le vivant.</p>
<p>Ainsi, il n’est absolument plus acceptable de disposer en propriétaire foncier de l’ensemble des êtres vivants qui vivent et pratiquent une terre. Si la loi est en retard sur l’évidence de ces principes éthiques, mais aussi de savoirs rationnels, alors il est nécessaire de lutter pour changer la loi et pour cela, nous devons réagir, agir, transformer les normes.</p>
<p>Il se trouve d’ailleurs que Bonny -sur-Loire, et plus précisément le hameau des Loups et les bords de Loire, ont été le lieu d’activité de peintres rattachés à l’école de Barbizon. Or, ce sont ces peintres qui ont arraché au XIXème siècle, grâce à des luttes, les premières lois de protection des forêts, à Fontainebleau. Les instances de protection et de gestion de l’environnement n’existeraient tout simplement pas sans ces luttes anciennes qui se sont déroulées pour empêcher ce qui apparaissait légal à l’époque : déjà des coupes rases, dont les forestiers disaient qu’elles étaient nécessaires, et qu’elles se déroulaient sur des propriétés où il était légal qu’elle se déroulent. Mais heureusement, la longue lutte des peintres de Barbizon a sauvé la forêt de Fontainebleau de sa destruction programmée par des gestionnaires, et a transformé la loi. Ce qui était légal, est alors devenu illégitime puis illégal. Ne pas lutter aujourd’hui, à Bonny, serait une faute grave, une démission devant la réalité et l’urgence de la catastrophe environnementale en cours.</p>
<p>Ce qui se passe à Bonny se passe également ailleurs, à deux pas, à Ousson, mais aussi ailleurs, et plus loin, avec par exemple la destruction des berges, ou des haies un peu partout dans la région : l’indignation, la colère, sont fortes chez les habitants. Elles ne sont pas dues à des ignorances ou à des erreurs d’appréciation du parcellaire foncier. Elles sont légitimes et nécessaires.</p>
<p>Les particuliers et les collectifs qui se mobilisent en ce moment sont aussi des propriétaires de parcelles. Nous-mêmes, ainsi que plusieurs membres de notre association, sommes propriétaires de forêts à Bonny-sur-Loire, aux Loups, et même sur l’île des Loups, à deux pas des coupes en cours. Mais nous prenons soin des terres dont nous avons la responsabilité. Et même plus : certains d’entre nous s’empêchent de les exploiter ou de tirer un profit personnel de celles-ci (via une Obligation Réelle Environnementale, signée sous l’égide de l’ONG Agir pour l’environnement), car la valeur des haies, de la forêt, des berges, des oiseaux, des insectes, est inestimable, il est absolument nécessaire de les respecter en cette période critique. Le modèle de société qui a conduit à la surexploitation, au changement climatique, à la dégradation des milieux est condamné.</p>
<p>Si nous, particuliers qui nous mobilisons pendant nos temps de loisirs alors que nous pourrions plutôt profiter de nos vacances, si nous transformons nos vies face à la menace, si nous sommes amenés à réagir à ces destructions, à ressentir l’effroi, la colère et le désir que les chosent changent, comment pourrions-nous imaginer que les instances officielles de protection, ou que les élus et responsables du bien commun, ne nous comprennent pas et ne nous aident pas en actionnant tous les leviers à leur disposition ?</p>
<p>C’est pourquoi nous en appelons à tous les représentants de la puissance publique, et à toutes les instances de protection : il ne s’agit pas de simplement gérer en propriétaires légaux un foncier à rentabiliser : il s’agit de réellement faire en sorte que des coupes à blanc en pleine période de nidification ne soient simplement plus possibles. De faire en sorte qu’on ne méprise plus les habitants d’un lieu au point de leur interdire l’accès à des lieux de promenade et de découverte de la nature. De faire en sorte qu’on ne méprise plus le débat public et la démocratie au point de ne même pas juger utile de les informer d’une destruction de leur lieu de vie aussi radicale, aussi soudaine, sans leur donner la possibilité de réagir et de proposer des solutions plus écologiques, qui existent, car les coupes rases sont une absurdité, d’un autre âge. Ces manières totalement irrationnelles dans le contexte de l’anthropocène sont aujourd’hui inacceptables. Elles doivent changer, et nous allons lutter avec d’autres pour cela.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>
		Commentaires sur Coupe à blanc dans le sentier des îles de Bonny par Nicolas		</title>
		<link>https://bureau122.fr/2025/07/11/coupe-a-blanc-dans-le-sentier-des-iles-de-bonny/#comment-8329</link>

		<dc:creator><![CDATA[Nicolas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 06:48:14 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bureau122.fr/?p=1110#comment-8329</guid>

					<description><![CDATA[Bonjour, il existe un cadre juridique concernant la destruction d&#039;habitats d&#039;espèces protégés et en particulier du moment ou cela peut se faire. Il faudrait porter plainte avec le constat de cette destruction,]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour, il existe un cadre juridique concernant la destruction d&rsquo;habitats d&rsquo;espèces protégés et en particulier du moment ou cela peut se faire. Il faudrait porter plainte avec le constat de cette destruction,</p>
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			</item>
		<item>
		<title>
		Commentaires sur Coupe à blanc dans le sentier des îles de Bonny par Breton Frédéric		</title>
		<link>https://bureau122.fr/2025/07/11/coupe-a-blanc-dans-le-sentier-des-iles-de-bonny/#comment-8251</link>

		<dc:creator><![CDATA[Breton Frédéric]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 14:42:24 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bureau122.fr/?p=1110#comment-8251</guid>

					<description><![CDATA[Bonjour,

Sachez que nous apprécions tout particulièrement l’intérêt que vous portez au Conservatoire d’espaces naturels Centre-Val de Loire et à ses actions en faveur de la biodiversité.

Toutefois, ce qui est beaucoup moins appréciable, c’est la mise en cause directe du Conservatoire vis-à-vis de la réalisation d’une opération dont vous ne pouvez ignorer qu’elle a eu lieu hors des terrains dont nous assurons la gestion et la préservation. A contrario de ce que les photos très orientées de votre article tendent à vouloir laisser à penser, l’endroit où s’est déroulé ce chantier est une propriété privée qui n’est pas placée sous la « protection » du Conservatoire. A bon droit, le propriétaire légitime y a exploité ses peupliers et ce sans que le Conservatoire n’ait quelque chose à en redire. Si vous avez quelques récriminations à formuler, nous ne saurions vous conseiller que de vous adresser à la personne concernée et d’éviter par-là de jeter le discrédit sur une structure dont la responsabilité n’est en rien engagée.

Pour le Cen Centre-Val de Loire, 
Frédéric Breton – Directeur.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Sachez que nous apprécions tout particulièrement l’intérêt que vous portez au Conservatoire d’espaces naturels Centre-Val de Loire et à ses actions en faveur de la biodiversité.</p>
<p>Toutefois, ce qui est beaucoup moins appréciable, c’est la mise en cause directe du Conservatoire vis-à-vis de la réalisation d’une opération dont vous ne pouvez ignorer qu’elle a eu lieu hors des terrains dont nous assurons la gestion et la préservation. A contrario de ce que les photos très orientées de votre article tendent à vouloir laisser à penser, l’endroit où s’est déroulé ce chantier est une propriété privée qui n’est pas placée sous la « protection » du Conservatoire. A bon droit, le propriétaire légitime y a exploité ses peupliers et ce sans que le Conservatoire n’ait quelque chose à en redire. Si vous avez quelques récriminations à formuler, nous ne saurions vous conseiller que de vous adresser à la personne concernée et d’éviter par-là de jeter le discrédit sur une structure dont la responsabilité n’est en rien engagée.</p>
<p>Pour le Cen Centre-Val de Loire,<br />
Frédéric Breton – Directeur.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Commentaires sur Couper des arbres pour construire un Mc Donald&#8217;s à Bonny-sur-Loire ? par Pouzet Françoise		</title>
		<link>https://bureau122.fr/2025/07/10/couper-des-arbres-pour-construire-un-mc-donalds-a-bonny-sur-loire/#comment-7779</link>

		<dc:creator><![CDATA[Pouzet Françoise]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Jul 2025 21:51:19 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bureau122.fr/?p=1102#comment-7779</guid>

					<description><![CDATA[Quelle tristesse, cette fuite en avant, sans aucune imagination....en se servant des clichés suranés du prétexte économique]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quelle tristesse, cette fuite en avant, sans aucune imagination&#8230;.en se servant des clichés suranés du prétexte économique</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
	</channel>
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