Présent.es : Joëlle Le Marec, Françoise Pouzet, Mégane et Igor Babou
La réunion débute avec le rappel des orientations générale de l’association : promouvoir une écologie sociale, c’est-à-dire une écologie attentive au modèle de société, aux formes de démocratie et d’émancipation, aux questions de justice environnementale et de précarité.
L’association se propose d’agir selon trois directions :
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Une dimension scientifique (interventions et débats avec des chercheurs.ses) de manière à disposer de données fiables, et de lutter contre le sens commun et les discours d’opinion
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Une dimension politique (réfléchir sur les modèles de société soutenables, donner la parole et débattre avec les activistes, etc.)
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Une dimension artistique (importance du sensible dans l’approche écologique)
Le bilan financier est positif : 127,49 € (les versements proviennent des cotisations, et les retraits aux frais de tenue du compte à la Banque postale).
Ensuite, on liste une série d’actions ou de thèmes de réflexion pouvant être mis en œuvre selon le temps, l’énergie et les participant.es :
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Que faire suite à la canicule et à la certitude que le réchauffement climatique va s’installer ?
Joëlle et Igor indiquent avoir contacté le Conservatoire d’Espaces naturels Centre val de Loire (CEN) dont il et elle sont membres (conservateurs bénévoles), afin de le faire intervenir sur ce sujet : accord du CEN qui a proposé deux thèmes : les invasives (en lien avec le réchauffement climatique) et l’adaptation au changement climatique (via un programme de recherche européen, LIFE Natur’adapt). Les deux intervenant.es ont été contacté.es, la discussion est en cours.
Mégane indique qu’à Baulieu, l’ancien maire écologiste avait prôné la « gestion différenciée » en faisant la promotion des « mauvaises herbes ». Elle indique également qu’il existe une association à Beaulieu, Le jardin de l’alisier blanc, qui travaille sur les pratiques de jardinage et que nous pourrions rencontrer. Elle décrit aussi des actions de l’association Risomes en Côte d’Or, très inspirantes.
Joëlle signale qu’elle a entendu parler de Nathalie Deshayes qui pratique la récolte et diffuse les usages de plantes sauvages. Françoise évoque les actions qui ont été menées avec l’association 47.2 pour la collecte et la préparation des plantes. On pourrait coupler l’intervention du CEN (de type scientifique) à une sortie naturaliste destinée à la connaissance et à la récolte de plantes sauvages, puis à un atelier cuisine au retour. Il faudrait alors faire tout cela au printemps, ou bien découpler l’intervention du CEN de la sortie « plantes sauvages », qui pourrait être faite avec le 47.2.
Rêvons un peu : nous imaginons une action qui aboutirait à ce que des pépiniéristes signalent les caractéristiques de leurs plantes qui ont une pertinence écologique.
NB : depuis les deux intervenants du CEN nous ont indiqué que le mieux pour eux serait d’intervenir au début du printemps, voire en mars.
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Projet Kermesse militante et rencontre associations*
Nous évoquons l’idée d’une rencontre inter associations concernées par des causes proches. Françoise suggère l’idée d’organiser une kermesse militante à destination des scolaires, ce qu’elle a déjà fait dans le cadre du Réseau Sortir du nucléaire : sensibilisation des enfants et des enseignants. Il faudrait contacter les écoles dans notre entourage géographique.
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Jacques Tassin et Maurice Genevoix (littérature et écologie)
Joëlle propose d’inviter Jaques Tassin, écologue et biographe de Maurice Genevoix. Elle le connait et l’a déjà sondé : il serait intéressé. On pourrait organiser une soirée lecture de textes de Genevoix, orientée sur la connaissance de la Loire et de la forêt dans ses écrits. Envisager également un lien avec les scolaires ou avec les médiathèques, qui sont des acteurs /actrices importantes dans le territoire.
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Expo photo et intervention de Catherine sur les co-dépendances plantes-insectes
Catherine nous avait indiqué, avant la réunion, souhaiter organiser une expo de ses photos pour sensibiliser, par une médiation orale, aux liens entre plantes et insectes. Là encore, un lien avec les scolaires et envisageable, avec une pratique du dessin. À préciser avec Catherine qui ne pouvait venir le jour de la réunion.
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Le jour de la nuit et la lutte contre la pollution lumineuse
Vincent et Isabelle, qui n’ont pu être présents, avaient défendu l’idée de traiter ce problème qui affecte d’autres personnes dans le hameau et au-delà bien sûr. Françoise indique l’action nationale « jour de la nuit » et suggère que l’association agisse dans ce cadre. Igor a également avancé de son côté car il a un collègue de laboratoire qui travaille sur ces questions. Un dossier documentaire est en cours de constitution par Igor, qui indique qu’il existe une association nationale (l’ANCPEN : https://www.anpcen.fr/) qui propose des lettres types à envoyer aux élus locaux, avec un rappel du cadre réglementaire (pas respecté la plupart du temps par les mairies, et visiblement pas appliqué aux Loups). Igor cite également un dossier vulgarisé par le journal du CNRS, ainsi qu’un article de Libération sur une petite commune de l’Essonne qui lutte contre la pollution lumineuse en éteignant les lampadaires la nuit et en fournissant aux habitants une appli smartphone reliée à un central qui permet d’allumer sa rue durant 6 minutes : c’est moins cher que d’installer des capteurs de présence, c’est plus efficace (ça évite que les animaux de passage allument les lampadaires), et les économies budgétaires sont conséquentes (25% dès la début de l’opération). La mise en place n’a pas un coût important.
Au plan écologique, les alternances jour/nuit sont essentielles pour l’écosystème, de même que pour les humains (problèmes de sommeil notamment). Outre les aspects budgétaires qui deviennent très importants en cette période de crise de l’énergie, on peut également insister sur la dimension « plaisir » qu’il y a à pouvoir admirer le ciel étoilé sans la gêne visuelle des lampadaires. Le collègue d’Igor lui a indiqué qu’on pouvait également s’appuyer sur l’expérience de proximité du parc naturel régional du Gâtinais qui est en pointe dans la réduction des pollutions lumineuses.
On décide que cette opération de lutte contre la pollution lumineuse par l’interpellation des élus pourra se faire non seulement à Bonny, mais plus largement dans l’ensemble des communes où sont présent.es les adhérent.es de Bureau 122.
On peut imaginer des sorties de nuit pour sensibiliser les habitant.es. Il faudrait, avant de lancer l’opération, organiser une réunion publique (notamment aux Loups).
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Autres actions
Certaines personnes n’ont pas pu être là mais seraient prêtes comme André et Jacqueline à intervenir sur des questions qui permettent de mieux connaître les engagements associatifs (non nécessairement écologiques) des uns et des autres.

